Elias Sanbar, la voix d’un sage

  Olivier Bellamy reçoit Elias Sanbar sur Radio Classique

Difficile d’évoquer le problème palestinien sans créer des polémiques, sans réveiller des blessures à vif, des paranoïas, des peurs, sans ajouter de la violence verbale à la violence tout court. Cette réconciliation qu’appelle Elias Sanbar de ses vœux est nécessaire pour la survie des deux peuples, des deux cultures. Il faut pour cela que les Palestiniens comprennent que la non-violence est une arme bien plus redoutable que la violence comme l’a montré Gandhi. Mais il faut aussi que les Israéliens considèrent les Palestiniens comme leurs égaux, et qu’ils comprennent que leurs voisins ont le droit de vivre sur la terre de leurs ancêtres. Et qu’ils peuvent être leurs meilleurs alliés dans le monde arabe.

Avec sa voix douce et posée, sa grande culture, son humanisme, Elias Sanbar a convaincu.

Si la création de l’Etat d’Israël a été la grande utopie réalisée du XXe siècle, que la création de l’Etat palestinien soit celle du début du XXIe.

Voici son programme :

Schubert, Voyage d’hiver « Gute Nacht » (Hans Z

ender)

Madeleines : 1/ Beethoven, Sonate ‘Pathétique » 2e mvt (Yves Nat)

2/ Bach, Passion selon St Mathieu – chœur final (Karl Richter)

3/ Passepied de Debussy par Samson François

Musique programmation : 1/ Gluck, Alceste « Bannis la crainte » (Georges Thill)

2/ Verdi, Traviata « Addio del passato »( Callas)

3/ Haydn, Sonate pour piano n° 39 en ré majeur Hob XVI : 24 « Adagio » (Sviatoslav Richter)

4/ Mahler, Des Knaben Wunderhorn, n° 2 « Rheinlegendchen » (Maureen Forrester)

 Fauré, Requiem « Pie Jesu »