Du bon, Dubosc

  Olivier Bellamy reçoit Franck Dubosc sur Radio Classique

 Frank Dubosc remporte un très grand succès populaire, mais il ne fait pas l’unanimité auprès de l’intelligentsia. Personnellement, il me fait beaucoup plus rire que Stéphane Guillon. D’abord, il fait rire de lui, ce qui est, comme le disait Françoise Sagan, la forme la plus subtile et la plus rare de l’humour. L’auto-dérision n’est-ce pas la base de l’humour « supérieur » (l’humour anglais, l’humour juif…) ? Et puis, c’est un vrai gentil, Frank Dubosc, donc il laisse libre cours à la franche rigolade, passant d’un humour certes parfois un peu gras, mais toujours finement observé. Et puis il suffit d’observer son oeil bleu, plein de fantaisie et à deux doigts d’un brin de folie, pour se rendre compte que c’est un véritable acteur. Ce qui n’est pas le cas de nombreux chansonniers qui font recette sur la méchanceté de leurs observations.

 Voici son programme :

 Berlioz : La Damnation de Faust (marche hongroise)

Alain Barrière : Elle était si jolie

Laurent Voulzy : Le cœur grenadine

Bellini : Norma « Casta Diva »

Albinoni : Adagio

Puccini : Tosca « E lucevan le stelle »

Debussy : « Clair de lune »

Massenet : Méditation de Thaïs