Disparition d’André Previn (1929-2019)

Le chef d’orchestre et compositeur avait 89 ans

En prévision du quatre-vingt-dixième anniversaire de cet immense musicien américain d’origine allemande, récipiendaire de quatre Academy Award et de dix Grammy Award, le label Sony a fait paraître il y a quelques mois un coffret de cinquante-quatre disques regroupant l’intégralité de ses enregistrements pour RCA et Columbia. On y retrouvait Andre Previn (à la baguette et au piano) avec ses partenaires d’élection (Leontyne Price, Emanuel Ax, Leonard Pennario, Yo-Yo Ma, Itzhak Perlman, Julian Bream, John Williams…) dans un répertoire extrêmement éclectique qui va de Brahms… au jazz !
Compositeur, pianiste, chef d’orchestre, pédagogue : tel son aîné Leonard Bernstein, Andre Previn avait plus d’une corde à son arc. Bien que né à Berlin, c’est aux Etats-Unis – il grandit à Los Angeles – que ce musicien surdoué fait ses premiers pas en arrangeant et composant des musiques de films d’Hollywood à partir de 1948. Il adapte et dirige la musique pour des films comme « Gigi » (1958), « Porgy and Bess »(1959), « Irma la Douce » (1963) et « My Fair Lady » (1964) recevant, pour chacun d’eux, un Oscar de la meilleure adaptation musicale. À la fin des années 1950, il se produit et enregistre comme pianiste de jazz. Le compositeur était aussi chef d’orchestre et a dirigé de nombreux ensembles de premier plan, dont le Royal Philharmonic de Londres, le New York Philharmonic ou le London Symphony Orchestra. Il était également connu pour ses mariages avec l’actrice américaine Mia Farrow et la violoniste allemande Anne-Sophie Mutter.

Christian Morin lui a rendu aussitôt hommage dans « Tous classiques ». D’autres émissions spéciales suivront sur notre antenne.