Didier Sandre, grand acteur et sensibilité à fleur de peau

  Olivier Bellamy reçoit Didier Sandre sur Radio Classique

Sur scène, il est inoubliable. Parce qu’à l’instar de la Berma (le personnage imaginé par Proust), il est « une fenêtre ouverte sur un chef-d’oeuvre ». Aucun cabotinage, le talent à l’état pur ! Didier Sandre est aussi un homme secret et énigmatique, qui s’efface derrière l’auteur et le texte, tout en ayant une très forte personnalité. Les musiciens se réjouissent d’avoir un partenaire aussi fin et cultivé lorsqu’il a la bonne idée, en toute humilité, d’aller à leur rencontre.

Cette émission a été, pour moi, un moment de grâce. Didier Sandre a gardé de son enfance luthérienne cette bonne éducation de ne pas parler pour ne rien dire. Il est intense et passionné, mais ne s’emballe jamais dans un soliloque en apnée. Ses phrases respirent, vibrent, accueillent des silences éloquents et des suspensions signifiantes. Et quelle voix ! Bien posée et fragile à la fois, virile et douce. Une émission de radio avec lui ressemble à de la musique de chambre. C’est ce que j’appelle un moment de grâce.

Voici son programme :

SCHUBERT Impromptus op posth. 142 n° 2 Andréas Staier Madeleine

BACH “Cantate BWV 147 Symphonia Madeleine

Nicholaus Harnoncourt

BACH Choral Schübler Wo soll ich fliehen hin BWW646 Madeleine

Simon Preston

Programme

FAURE « Cantique de Racine »

Chœur de Lyon Bernard Têtu

FRANCK Sonate pour piano et violon 2ème mouvement. (Ferras, Barbizet)

POULENC Sonate clarinette pour clarinette et piano, romanza

Emmanuel Strosser, Philippe Berrod

BEETHOVEN Egmont « Ouverture » Kurt Masur

Mélodies d’amour

TRIO JOUBRAN Ouds palestiniens “Majâz”

CHUT BAKER “My funny Valentine”

POULENC : Les Chemins de l’amour

Pour la prochaine fois

SCARLATTI Sonate K 22 (L 360) Christian Z

acharias

SCHUMANN Sonate pour piano n°1 en fa dièse mineur opus 11 Lef Ove Andsnes

SCHUBERT Erlkönig par Thomas Quasthoff

MENDELSOHN Quatuor fa mineur op 80 « Pour Fanny » 1er Mvt Quatuor Talich