« La démarche de Florian Philippot s’apparente à une marginalisation » Nicolas Bay

Ce matin à 8 h 15 sur Radio Classique

Nicolas Bay, secrétaire général du Front National

Invité de Renaud Blanc

« La démarche de Florian Philippot s’apparente à une marginalisation »

Extraits

A propos du départ de Florian Philippot du FN

« Je regrette le départ de Florian Philippot. Il a joué un rôle important dans le développement du mouvement. Il pouvait y rester, il y avait toute sa place, mais encore fallait-il qu’il accepte les règles collectives. »

(…)
« Le Front National s’en remettra. »
(…)
« Il voulait organiser, dans le cadre de son association, la refondation avec ses amis à l’extérieur, sans y associer pleinement le mouvement dans son ensemble. »
(…)
« [Les Patriotes], c’était un mini-parti politique qui était en train de se développer. »
(…)
« Il aurait pu rester, il y avait une petite clarification à faire. Délibérément, il n’a pas voulu la faire pour pouvoir partir, je le regrette. »
(…)
« C’est dommage, mais ça ne va rien changer au combat que l’on mène pour la France. »
(…)
« Ce n’est pas utile de multiplier les invectives ou les polémiques (…) Les Français nous regardent, on a un devoir d’exemplarité. Des millions de Français placent leurs espoirs dans le Front National, après avoir été écœurés par la droite et par la gauche. »
(…)
« Il n’y a pas un débat entre ceux qui voudraient parler de l’immigration et ceux qui veulent parler de tous les sujets (…) La démarche de Florian Philippot qui consiste à quitter le mouvement comme ça s’apparente à une marginalisation. »

A propos du projet et de l’avenir du Front National

« [Le Front National] a toujours défendu une authentique politique sociale, fondée sur la priorité nationale. Marine Le Pen l’a toujours placée au cœur de son projet. »
(…)
« On ne va pas changer de ligne. »
(…)
« Les adhérents décideront par un vote au mois de mars quelles seront les grandes orientations du mouvement pour les prochaines années. »
(…)
« Soyons à la hauteur de ce que les Français attendent : un Front National qui soit la force centrale d’opposition à Emmanuel Macron, ce que ne peuvent pas être la France Insoumise ou Laurent Wauquiez. »
(…)
« [La question identitaire] est le grand défi de la France et de l’Union européenne. »
(…)
« Sur l’Europe, il faut qu’on soit convaincants et qu’on lève les caricatures qui ont été colportées. »
(…)
« A la fin de la campagne [présidentielle], on n’a pas été clairs sur la question monétaire. L’essentiel est de retrouver une monnaie qui soit un outil au service de l’économie. »
(…)
« Il est indispensable de développer un projet européen alternatif. L’Union européenne, c’est une anti-Europe. »
(…)

A propos d’un éventuel retour de Jean-Marie Le Pen

« La question est totalement tranchée : ça fait deux ans qu’il ne fait plus partie du Front National. »

A propos d’un éventuel retour de Marion Maréchal-Le Pen

« Il n’y a aucun lien [avec le départ de Florian Philippot]. Elle a fait [des choix] qui n’ont rien à voir avec ce qui se passe aujourd’hui. »

A propos de Laurent Wauquiez

« Il ne m’inquiète pas car il n’incarne pas les convictions qu’il prétend défendre ni par son parcours ni par ses talents de comédien. »

A propos de la Loi Travail

« [Cette réforme] n’obéit à aucune des exigences qui permettraient à l’économie française de se développer. »
(…)
« L’Etat doit arrêter d’asphyxier l’économie française. Il faut une baisse des charges, une baisse de la fiscalité. »
(…)
« On n’est pas du tout en phase avec l’extrême-gauche politique ou syndicale et avec ses motivations. Mais nous sommes résolument opposés à ces textes. »