Delphine de Vigan, famille je vous haime

Tout écrivain est un voleur de vies et un pilleur de tombes. André Gide le disait : « On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments. » Delphine de Vigan se promène entre ses vivants et ses morts avec lucidité et élégance. Elle ne règle pas de comptes avec son enfance, mais tente de livrer sa vérité, après une douloureuse et courageuse descente dans ses racines, et parvient par la force d’un style aigu et d’une construction rigoureuse à livrer une oeuvre universelle. Les secrets de famille ne peuvent être déterrés que si la boue se transforme en or. En faisant résonner le silence qui a longtemps assourdi les siens, Delphine de Vigan crée une petite musique, la sienne, qui provoque une émotion vraie chez le lecteur et lui offre la possibilité, non de juger, mais de comprendre les éléments d’une tragi-comédie qui ressemble à la vie.
L’enquête se mélange aux confessions, les souvenirs à la réflexion, le présent tutoie le passé et l’amour se montre, ici encore, plus fort que la mort.
Voici son programme :

œuvres classiques
Frédéric Chopin, Valse n°2 en si mineur Op 69/2
J.S. Bach – Suite en si mineur – BWM 1067 – Badinerie (flûte traversière)
Mozart Sonate pour piano n°8 en La mineur, K 310 – (Hélène Grimaud / Résonances)
Georges Onslow : Sonate en Mi Mineur Opus 7 Allegro Expressivo (Laurent Martin et Thierry Ravassard).

Souvenirs d’enfance et adolescence
Michel Jonasz : Les fourmis rouges
Jacques Higelin : Champagne
Vivaldi : Stabat Mater (James Bowman)