David Grimal trace sa route

Dans le paysage très concurrentiel du violon français dominé par la réussite éclatante de Renaud Capuçon, David Grimal a trouvé une voie différente, plus sociale, plus provinciale (au sens noble) et innovante. Avec son ensemble Les Dissonances (en résidence dans ce sublime auditorium de Dijon), il a monté un projet musical et existentiel fondé sur le partage, la démocratie et la découverte de nouveaux publics. On est frappé par la sincérité, l’intelligence et la détermination de ce garçon à la voix posée, cultivé et rêveur. Il donne à son parcours de musicien un sens politique, moral et spirituel sans jamais qu’on puisse suspecter sa démarche d’opportunisme ou de vernis humaniste. La qualité constante de ses concerts et de ses disques, l’engagement des musiciens qu’il anime, plus qu’il ne dirige, est la preuve éclatante de la profondeur de son action. Une belle rencontre.
Voici son programme :

Les trois madeleines

1. Sonate pour piano n°21 en si bémol majeur D 960
Par Artur Schnabel chez EMI
2ème mouvement

2. Sonate de Lekeu
Par Philippe Hirshhorn chez Cyprès
Largo

3. Art de la Fugue de JS Bach
Par André Isoir chez Calliope

4 Oeuvres classiques

Le début de la Symphonie inachevée de Schubert

Le début de la 4ème symphonie de Brahms

Sonate n°32 en ut mineur, op. 111 pour piano de Beethoven
Par Rudolf Serkin