Danièle Lebrun, méchante pour rire

1. Comme disent les enfants : c’est pour de faux ! Alfred Hitchcock prétendait qu’un film était réussi si le « méchant » était crédible. Dans Vidocq, Danièle Lebrun a attiré sur elle les foudres de la population. Preuve que son incarnation de « la salope » était parfaite. Et c’est vrai qu’il brille parfois dans son oeil une lueur qui fait froid dans le dos. Comme le disait Oscar Wilde : « La méchanceté est un mythe inventé pour expliquer le délicat attrait de certaines personnes ».
Danièle Lebrun possède ce « délicat attrait », mais elle est avant tout une grande comédienne. De Bérénice à la Kiki van Beethoven de Schmitt, elle ne se plonge pas dans un rôle qu’à moitié, tout en gardant cette distance ambiguë qui trouble ou met mal à l’aise.
Danièle Lebrun possède une autre grande qualité : elle écoute souvent Passion Classique et aime profondément la musique.
2. Pour compléter l’explication de Lily à la question de Samuel Rosenfeld (pourquoi les compositeurs ont souvent utilisé la tonalité de ré majeur dans leurs concertos pour violon ?), le violon possède quatre cordes accordées par quintes ascendantes : sol (la plus grave), ré, la, mi (la corde aiguë). Dans un concerto en sol majeur, par exemple, la note sol (tonale) revient très souvent et elle est capitale. Comme c’est une corde « à vide » (le sol sonne tout seul sur la corde de sol et se projette bien), sol majeur est une tonalité idiomatique au violon. Et, bonus, la dominante de sol majeur est un ré : également une corde à vide ! Pour ces deux notes importantes, la puissance sonore est maximale (et il en faut pour dominer un orchestre). Même chose pour la tonalité de ré majeur qui comporte un petit avantage supplémentaire. Comme la note la plus grave au violoncelle (sic) est un do, l’ambitus est maximal pour un maximum de puissance, de confort et de brillance en ré majeur (soufflé par le compositeur et violoniste Eric Tanguy).
Voici le programme de Danièle Lebrun :

Dvorak – danses slaves op 72 (piste 10)
Dorati N°2 mi mineur

Madeleine – je suis seule ce soir – Lucienne Delyle
– Perichole offenbach – oh mon cher amant
– une noix Charles Trenet

« Mélodies d’amour »
Le condamné à mort Hélène Martin
poème de J. Genet
Paris ma rose Gougaud – Reggiani
Saeta sketches of spain Miles Davis

Beethoven dernier quatuor op 135
Mozart – la Flûte – Der Welcher Wandert
les hommes d’armes + Tamino+Pamina
F Fricsay

Purcell Come ye sons of art
Sound the trumpet par James Bowman – Robson

Vivaldi La Fida ninfa – Spinosi-Matheus
Aria Deh ti piega Piste 8 CD2

Stravinsky Histoire du Soldat Musique de la première scène