Daniel Barenboïm, l’intelligence et le charme

C’est un réel plaisir d’interviewer Daniel Barenboïm, car l’homme est d’une intelligence si claire qu’il explique en termes simples, mais non simplifiées ou simplistes, les choses les plus complexes. Il sait bien distinguer ce qui est rationnel et ce qui ne l’est pas, tout en sachant que la musique a besoin des deux. De même, les raisons du conflit israélo-palestinien paraissent, là aussi, d’une simplicité… biblique : deux peuples qui sont légitimement attachés au même morceau de terre, et qui ont tout intérêt, car la sagesse, la survie, la raison le leur commandent, de s’entendre. Il est naturellement plus critique avec Israël car il est Israélien (ce qui est humainement évident apparaît ici comme un paradoxe), qu’Israël est le plus fort et se doit, pour cela, d’être le plus généreux.
C’est un musicien prodigieusement doué, un chef inspiré, un pianiste béni des dieux, un homme lucide, courageux, un intellectuel éclairé, jamais bavard ou de mauvaise foi, peut-être parce qu’il n’est pas un pur esprit englué dans des conjectures, mais qu’il est aussi engagé dans ce mélange unique – physique et spirituel – que représente la musique.
Voici son programme :

Von der Diwan, Barenboïm
Tchaikovski : Symphonie n° 6 – 2e mvt

Madeleines
Concerto n° 23 de Mozart (Barenboïm)
Schubert : Quintette La Truite – 4e mvt
Artur Rubinstein : Concerto n° 3 de Beethoven (dir Barenboïm)

Mahler : Symphonie n° 1 – 1er mvt mit Pierre Boulez und Chicago
Warsaw Recital Chopin – D. Barenboïm Nocturne n° 8
Symphonie n° 4 de Schumann mit Furtwaengler – 1er mvt
Schubert Impromptu op. 142 n° 3 mit Edwin Fischer

La vie : Sonate op. 2 n° 3 de Beethoven (1er mvt) Barenboïm
La mort : Symphonie n° 3 « Héroïque » de Beethoven – 2e mvt (Furtwängler)
L’amour : Concerto n° 1 de Chopin – 2e mvt (Barenboïm)