Cyprien Katsaris, un artiste complet

Il appartient à une lignée qui semble en voie de disparition, celle des pianistes compositeurs transcripteurs et improvisateurs. Les pianistes du passé ont toujours composé ou « paraphrasé », si l’on pense à Robert Casadesus, Samson François, Georges Cziffra, Vladimir Horowitz, Dinu Lipatti, Friedrich Gulda, et bien d’autres. Samson François disait même : « Un pianiste devrait toujours composer, même si sa musique n’est pas bonne, ce n’est pas grave. » L’important, c’est d’être un musicien complet. Aujourd’hui, Fazil Say et Cyprien Katsaris font figure d’exceptions.
Né à Marseille, de parents chypriotes, Cyprien Katsaris soutient le combat de son pays d’origine qui rêve de pouvoir retrouver ses frontières alors que la République de Chypre, qui appartient à l’Union européenne, n’occupe que la moitié de l’île d’Aphrodite. Le reste est occupé par la Turquie et l’armée britannique.
Virtuose, capable de tout jouer avec maestria, Cyprien Katsaris est également un homme raffiné, à la culture étendue et d’une exquise courtoisie.
Voici son programme, certes un peu autocentré, mais sa notoriété en France a un peu souffert du syndrome « Nul n’est prophète en son pays » :
Cziffra : Vol du Bourdon par Katsaris
– Mozart, 2ème mouvement de son ultime Concerto n° 27, K. 595 enregistré dans la Grande Salle du Mozarteum à Salzbourg. (Cyprien Katsaris)
– En avant-première mondiale : extrait de la Sonate pour 2 pianos de Brahms avec Hélène Mercier. (Ce CD n’est pas encore paru.)
– Sonate de Scarlatti par Cziffra
– Liszt : Rhapsodie hongroise n° 2 (Katsaris)
Madeleines
– Jacques Loussier, Musique du générique du feuilleton Rocambole (années 60) où je révélerai le lien avec le croque-monsieur…
– Michel Legrand, Les Demoiselles de Rochefort Chanson de Maxence
– Beethoven, Symphonie Pastorale (4ème mouvement « Orage » version de Leonard Bernstein