Coronavirus : Des millions de tests PCR inutilisés et bientôt inutilisables

Alors que le Parisien-Aujourd’hui en France se demande sur quel pied danser vis-à-vis du coronavirus et d’une éventuelle deuxième vague, la Croix lance l’alerte. Des millions de tests PCR dorment dans les congélateurs des laboratoires privés et certains seront périmés dans deux mois.

 

Coronavirus : plus de 4M de personnes devaient être testées en un mois, un objectif qui n’a pas été tenu

Fin avril, le gouvernement avait annoncé l’objectif de 700 000 tests PCR, réalisés à partir d’un prélèvement nasopharyngé à partir du 11 mai. Aujourd’hui, poursuit La Croix, ce sont seulement 250 000 tests qui sont pratiqués chaque semaine. La France prévoyait de tester plus de 4 millions de personnes, entre le 13 mai et le 17 juin, elle en a testé 4 fois moins. Et les labos ne sont pas contents. L’Etat les a exclus du dépistage au début de la crise, et en l’espace de 15 jours, leur a demandé d’augmenter la capacité de production, puis leur a fixé des objectifs de dépistage énorme.

 

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Ces mêmes laboratoires, en raison de la décrue de l’épidémie, se retrouvent avec des stocks de tests par millions et du matériel inutilisé. La peur de manquer a coûté cher, des dizaines de millions d’euros pour être prêts. Certains aujourd’hui se posent la question de revendre ces tests à l’étranger et redoutent que le gouvernement n’autorise les pharmacies à les pratiquer. Bref, on va vers un fiasco.
Attention, ces tests pourraient bien servir si on en croit le Parisien-Aujourd’hui en France.

 

Jacques Battistoni, président du syndicat des Médecins Généralistes, les Français « baissent la garde trop vite »

Tandis que Patrick Balkany dansant dimanche presque tout seul à Levallois avec son pull rose fait le bonheur des amateurs de vidéos loufoques, la photo d’une foule compacte et dansante, elle aussi, fait la une du Parisien-Aujourd’hui en France. Il y a du relâchement dans l’air, et le journal se demande sur quel pied danser alors que les jeunes en liberté se disent, danser mais sur quel pied. Et si vous lisez le bien le journal tout le monde a un avis. Le psychologue pour commencer : se toucher, c’est revivre dit-il. Il faut distinguer les rassemblements de plein air et les rassemblements intérieurs.

 

Réécoutez l’intégralité de la Revue de presse de David Abiker

 

Ceux du canal Saint-Martin ou de la rue Paradis ont un risque de transmission très faible explique au Parisien-Aujourd’hui en France la cheffe du service infectiologie de l’hôpital Saint-Antoine. Mais tout de même, n’est-on pas en train de brûler les étapes ? Pour Jacques Battistoni, le président du syndicat des Médecins Généralistes, les Français baissent la garde trop vite. Pour le chef du service d’immunologie de l’hôpital Henri-Mondor, il n’est pas choquant que les gens puissent retourner au cinéma, repratiquer des sports collectifs ou voir un match.

David Abiker

 

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