Coronavirus : les traders de Wall Street perdent 15% à 35% de bonus

Malgré la crise économique et le chômage aux Etats-Unis, la bourse de New York ne marque pas l’arrêt. Les investisseurs spéculent sur les entreprises médicales et des télécoms. Si Donald Trump incite les Américains à investir en bourse, des économistes s’inquiètent de la déconnexion des cours avec la situation des classes moyennes du pays.

 

Un employé de Wall Street a été viré pour ne pas avoir répondu à un e-mail à 3 heures du matin

C’est le courriel qui agite le tout Wall Street. La semaine dernière à New York, le directeur d’un important fond d’investissements est frappé d’insomnie. A 3 heures du matin, il envoie un e-mail à un jeune banquier pour lui demander des informations sur un dossier. L’employé lui répond seulement à 6h38. Et selon nos confrères du New York Post, la riposte du Ticoon, est immédiate. « Si vous ne pouvez me répondre à 3 heures du matin, ce n’est pas la peine de venir travailler pour moi ».

 

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Wall Street sous temps de pandémie affiche toujours sa brutalité. Les compensations et bonus ont été réduits d’un seul coup de 15% à 35%. Surtout, on recherche la meilleure affaire du moment, surnommée « le coup de la pandémie ». Jour et nuit, des investisseurs aidés de scientifiques engagés pour l’occasion traquent dans le monde entier des sociétés qui travaillent sur le vaccin.

 

Donald Trump finance sa campagne présidentielle grâce à de l’argent de Wall Street

Dès qu’une annonce est faite, l’action de l’entreprise en quelques heures progresse de 50%. Elle est achetée et évidemment très vite revendue. Beaucoup gagnent ainsi de l’argent, en spéculant sur les entreprises médicales et les laboratoires, mais aussi sur les industries de télécommunication. Alors, à la surprise général, le Dow Jones n’est pas en récession mais depuis 3 semaines, stable, avec 24.000 points en moyenne.

 

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Le président Donald Trump ne cesse de répéter qu’il faut en ce moment investir dans la bourse et Wall Street lui fait confiance en reversant quelques bénéfices à sa campagne présidentielle. LEs économistes, eux, sont inquiets. Ils affirment que Wall Street est disconnectée en ce moment, de la classe moyenne américaine qui s’effondre.

 

 

Laurence Haïm

 

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