Un concert hautement symbolique

Vendredi 15 juin à 20h, concert en direct depuis la Grande salle de l’Auditorium, à Lyon. L’Orchestre national de Lyon propose un programme associant Beethoven à Leonard Bernstein, dont on fête cette année le centenaire de la naissance.

«Voici, oh ! qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ! » : Refermant les Chichester Psalms de Bernstein dans un ultime pianissimo, le Psaume 133 est un vibrant appel à la paix. Tout comme la Neuvième Symphonie de Beethoven, dont les dissonances introductives symbolisent l’accord préalable nécessaire à l’orchestre, de manière à ce que les instrumentistes puissent jouer en harmonie. Bien que les textes bibliques ne soient guère comparables à l’Ode à la joie de Schiller, les deux partitions témoignent de l’engagement politique de Bernstein et nous rappelle comment, après avoir poursuivi son long «Voyage pour la paix» d’Athènes à Hiroshima, le chef et compositeur (dont on célèbre en 2018 le centenaire de la naissance) a dirigé la Neuvième à Berlin pour saluer la chute du Mur en 1989. «Pourquoi les nations ont-elles frémi ? Pourquoi les peuples ont-ils médité de vains complots ?» s’interrogent les Chichester Psalms. Si ce n’est pas un appel à la révolution, c’est assurément un appel au réveil.

Ce concert hautement symbolique s’inscrit dans le cadre des célébrations du Centenaire de la Paix organisées par la Ville de Lyon.

En partenariat avec la Fondation Orange

 

Artistes :

Orchestre national de Lyon

Spirito, Jeune Chœur Symphonique, Chœur d’oratorio de Lyon

Alan Gilbert, direction

Claudia Boyle, soprano

Anaïk Morel, mezzo-soprano

Otar Jorjikia, tenor

Will Thomas, baryton-basse

Programme :

Leonard Bernstein : Chichester Psalms

Ludwig van Beethoven : Symphonie n°9