Claude Régy, habemus papam

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C’est l’un des papes du théâtre subventionné, le créateur d’une esthétique hors normes et qui depuis cinquante ans demeure un artisan exigeant, un découvreur d’auteurs après avoir défendu Nathalie Sarraute, Marguerite Duras ou Peter Handke sur les scènes de France et de Navarre.
Pour lui, le théâtre n’est pas un divertissement bourgeois. C’est la « brûlure du monde ». Dans cet univers à la fois clos et cosmique, il réinvente l’histoire de l’humanité en donnant aux mots une valeur sacrée, essentielle, musicale.
Il parle de la mort, du silence, de l’espace avec simplicité et profondeur. Mais il retrouve son indignation de jeune homme pour dénoncer les brutalités de la vie. Ce sage a su rester un enfant.
Voici son programme :

Quatuor lettres intimes de Janacek
les variations goldberg par Muray Perahia
La lugubre gondole de Liszt par Brendel
Sur un sentier herbeux de Janacek

madeleines :
Johnny Greenwood, bande originale du film There will be blood
Jeff Buckley, lilac wine