Claude Pinoteau, le Silencieux a la parole

Le cinéma, il est tombé dedans quand il était petit. Son père était régisseur et le jeune Claude a commencé comme coursier pour Julien Duvivier. Il est ensuite devenu accessoiriste, régisseur de plateau puis assistant de Jean Cocteau, Jean-Pierre Melville, René Clair… Excusez du peu. Un jour, Lino Ventura lui a proposé de passer à la réalisation. Ce fut Le silencieux. Puis, il y a eu La gifle, La boum… On doit à Claude Pinoteau de beaux moments de cinéma populaire qui sont dans toutes les mémoires.

C’est un homme modeste et consciencieux, qui a l’amour du travail bien fait et qui a réalisé des films plus personnels qu’il n’y paraît, sans chercher à imiter ses maîtres et qui a rencontré le succès parce qu’il était sincère.

Au cours de notre conversation, il était soucieux de ne pas ennuyer les auditeurs : « Je n’ai pas été trop long ? » me demandait-il avec inquiétude. Non, il était parfait. Et s’il s’est écarté des plateaux de cinéma, il n’en est pas moins inactif. Après l’émission, il filait rencontrer des étudiants et transmettre sa passion du cinéma. Un cinéma généreux ; à son image.