Claire-Marie Le Guay, la blonde hitchcockienne du piano

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Sir Alfred lui aurait susurré des cochonneries à l’oreille et l’aurait fait tourner en bourrique. Elle s’est contentée de travailler la Sonate de Liszt avec Daniel Barenboïm et d’enregistrer de beaux disques avec Louis Langrée.
Derrière ses bonnes manières et son air de jeune fille rangée, sérieuse, mais gentille, le sourire facile, on sent la passion qui la traverse, la volonté qui l’a construite sans heurts et sans oppositions. Equilibrée, mais aimant le déséquilibre et le chaos chez les compositeurs qu’elle sert avec subtilité, Claire-Marie Le Guay s’immerge dans l’âme russe comme on court à perdre haleine dans les steppes d’Asie centrale, en ouvrant tout grand les yeux et en recueillant les larmes du ciel de Rachmaninov et de Scriabine dans ses mains de magicienne.
Voici son programme :

1) Wagner: prélude de Tristan et Iseult, version: Barenboim

2) Mozart, messe en Ut, version: Louis Langrée, Nathalie Dessay, etc

3) 1er concerto de Brahms pour piano, version: Rubinstein

4) 1 er mouvement de Pétrouchka de Stravinsky, version: Pollini

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Madeleines:

1) la voix de Gérard Philippe (« Le Petit prince » par exemple)

2) musique d’un film d’Hitchcock « Pas de printemps pour Marnie »

3) 1er prélude du premier livre de Debussy (que l’on entendait salle Pleyel, lorsque les concerts démarraient)