Christine Lagarde, une Française prend les commandes de la BCE

Après trois réunions de crise, les 28 sont enfin tombés d’accord sur l’attribution des postes clefs de l’Union européenne. Pour la première fois de l’Histoire, deux femmes ont été désignées pour occuper des postes décisifs. Une ministre allemande Ursula von der Leyen pour présider la Commission et une Française, Christine Lagarde, l’actuelle patronne du FMI, choisie pour prendre la tête de la Banque Centrale Européenne.

Selon Emmanuel Macron et Angela Merkel, Christine Lagarde a le leadership et les compétences nécessaires pour diriger la politique monétaire de la zone euro.

Dans le journal de 7h30 de ce mercredi 3 juillet, Marc Teddé dresse le portait de Christine Lagarde:

« Elle n’est pas économiste de formation, mais juriste. Elle n’a jamais dirigé de Banque Centrale, mais Christine Lagarde est armée pour ce poste, selon Angela Merkel, elle a le leadership nécessaire. Elle a été la première femme à diriger le cabinet Baker & McKenzie, la première femme ministre de l’économie en France pendant la crise financière de 2008. Elle est aussi la première femme à diriger le Fonds Monétaire International. Un parcours qui lui vaut d’être classée troisième femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes. Pour Emmanuel Macron, Christine Lagarde a les qualités et les compétences pour la Banque Centrale Européenne. Elle est crédible face au marché. C’est donc elle qui pilotera la politique monétaire de la zone euro à laquelle elle s’est déjà frottée, notamment au sujet de la Grèce. A Athènes, son intransigeance d’alors n’a pas laissé que des bons souvenirs. Elle a depuis assoupli ses positions. »

Selon Marlène Schiappa, cette nomination de deux femmes à des postes clefs est un moment historique

Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, et invitée politique de Guillaume Durand, s’est exprimée au sujet de la nomination de Christine Lagarde :

« Je crois que c’est important évidemment de rappeler leur grande compétence, mais je dirai que nous sommes en train de vivre un moment historique puisque c’est la première fois qu’il y a deux femmes à ces postes clefs. »

 


Lorsqu’elle avait 43 ans et dirigeait le cabinet Baker & McKenzie, un groupe de 2400 avocats répartis dans 35 bureaux et 60 pays, Christine Lagarde a tenu des propos prophétiques :

« Je crois que c’est un monde où les compétences priment sur les a priori si les gens sont à la mesure des défis qui leur sont posés sur le plan professionnel. Ces principes de fonctionnement sont en train de disparaître. Je crois qu’on parle d’un vieux monde. Le monde de demain fera fi de ces principes de machisme »

 

Le 29 juin 2011, en quittant l’Assemblée nationale après sa nomination à la tête du FMI, elle tenait ces propos :

« Je voudrais simplement partager avec tous nos concitoyens, avec les Français, la fierté qui est la mienne, la fierté de toutes les femmes à travers moi de prendre une fonction importante. Je voudrais simplement vous dire qu’ici, pour moi, bat le cœur de la République et que le mien bat pour vous »

 

Écoutez les commentaires de Laurent Joffrin et Bruno Jeudy dans Esprits Libres ce 3 juillet