Christian Clavier à l’Elysée

Christian Clavier

Vous avez été très nombreux à apprécier l’émission avec Christian Clavier. Cet extraordinaire acteur (Michel Blanc me confiait encore ce soir l’admiration qu’il porte à son camarade) n’est pas reconnu à sa juste valeur. Il a les deux qualités d’un acteur comique, c’est-à-dire d’un acteur au carré (et non pas d’un demi-acteur comme pensent ceux qui ne savent pas) : le rythme et la sincérité. On trouve rarement les deux à ce degré. Cherchez bien, vous verrez.

Ce soir, je suis allé à l’Elysée pour la première fois… Christian Clavier m’avait invité à assister à la cérémonie au cours de laquelle Nicolas Sarkozy le décorait de la Légion d’honneur. J’ai été profondément touché par ce geste. Je savais qu’il avait beaucoup aimé participer à l’émission, mais je ne savais pas encore à quel point cet homme est le contraire de quelqu’un de frivole et superficiel.

Le chef d’orchestre Georges Prêtre était là, toujours plein de vie et de gaîté : si on lui avait demandé de diriger l’assistance dans un chant à quatre voix, il se serait exécuté sans l’ombre d’une hésitation. Tout le monde le félicitait pour son Concert à la Philharmonie de Vienne retransmis par France 2. Comme le dit Maurice André dans le numéro de juin du Monde de la Musique : les 8 millions de téléspectateurs de Michel Drucker, c’est peu face aux 800 millions pour le Concert du Nouvel An.

Le président est arrivé avec une demi-heure de retard, mais son discours (quasi improvisé) a été éblouissant. Avant de venir, je partageais l’agacement d’une partie des Français sur les « couacs », bien qu’en musique, on sait que les fausses notes n’enlèvent rien à la qualité d’une exécution. En sortant, impossible de ne pas avoir été séduit, touché et épaté par le personnage.

Après le discours drôle et chaleureux de Nicolas Sarkozy, Christian Clavier montrait une émotion contenue mêlée de fierté très attendrissante.

Rassurez-vous, je n’ai pas économisé ma peine pour Musique de Stars. Marie-Anne Chazel m’a présenté Marthe Villalonga (en me soufflant : « elle est aussi pianiste ») , aimable, vivante, comme à l’écran : elle est d’accord pour venir à la rentrée de septembre. Michèle Laroque m’a également donné un accord de principe. Avec une timidité charmante, elle a d’abord décliné l’invitation, puis, quand je lui ai dit qu’il fallait simplement aimer la musique et partager son émotion avec les auditeurs, elle a accepté avec un sourire. Michel Drucker a pris un rendez-vous ferme pour la fin août. Jean-Loup Dabadie, que j’avais joint par téléphone, avant qu’il ne soit en passe de devenir immortel, m’a assuré de sa présence à la rentrée. J’ai même osé présenter ma demande à la lumineuse Carla Bruni-Sarkozy, qui m’a tout de suite dit qu’elle écoutait beaucoup Radio Classique et qu’elle viendrait avec plaisir au moment de la sortie de son troisième album… Un ange est passé.

De beaux moments de radio en perspective, non ? A très bientôt pour d’autres nouvelles !

Olivier Bellamy