C’est Caussé qui sait…

… qu’on s’est cassé et gaussé en Ecossais. Pur plaisir de l’allitération. Après tout, Ravel n’a pas fait autre chose avec Pavane pour une infante défunte.
La première fois que j’ai entendu Gérard Caussé, j’étais tout jeune, c’était au théâtre d’Angers. Il jouait avec François-René Duchâble la Sonate Arpeggione de Schubert et la Sonate pour alto et piano de Chostakovitch. J’ai cru entendre Maria Callas chanter, tellement il tirait de son instruments des sons inouïs, sombres et rauques, et des sanglots fauves. Plus tard, je l’ai longuement interviewé dans le cadre du Journal de la Création, une émission sur la Cinquième. Chaque conversation ressemblait à une confession libre et profonde, où il n’était question que de choses essentielles.
Mais Gérard est aussi un être très étourdi. Nous avions rendez-vous la semaine dernière à 10 h du matin pour enregistrer cette émission. Je rentrais de Sicile la veille, crevé par une journée dans les aéroports, avec de longs changements, des retards… Bref, à 10 h, il n’était pas là. On l’a appelé : il était encore en Corse, persuadé que l’interview se ferait par téléphone ! Finalement, nous nous sommes retrouvés dans les studios (heureusement libres) de Radio Classique vers 17 h.
Quand il parle de son luthier, c’est extraordinaire. On a l’impression d’être dans l’atelier, de sentir l’odeur du vernis, d’entendre le va-et-vient de la râpe sur l’érable…
Voici son programme :

Madeleines
Le Barbier de Séville de Rossini, l’air  » Una voce poco Fa », la 2de
partie, dans la version de Cécilia Bartoli,
enregistrée a l’hôtel SAVOY en récital avec piano.
Pianiste : Georg Fischer
Quatuor a cordes de Maurice Ravel, le mouvement lent, dans la
version du Quatuor CALVET.
Les pêcheurs de perles de Bizet, l’air  » La Romance de Nadir », chanté
par georges Thill, ou Rolando Villazon.
-Mélodies d’amour
Massenet : Werther – « Pourquoi me réveiller »
Bach : Variations Goldberg (Gould)
Jacques Brel :  » Sur la place »
Programme
-Beethoven, « triple Concerto », le Mouvement lent.
– Max Bruch : « Romance » Gérard Caussé , Alto »
Bela Bartok, 2eme concerto de Violon, 1er Mouvement, version Ivry
GIitlis
-Hector Berlioz : La Damnation de Faust, l’air  » D’amour l’ardente flamme »
Susan Graham, Voix, Pappano, direction.
Brahms : Rhapsodie pour contralto, chœur d’hommes et orchestre (Kathleen Ferrier)