Cellopera : Ophélie Gaillard fait chanter son violoncelle

Dans son dernier album constitué de transcriptions d’airs d’opéras, Ophélie Gaillard nous rappelle que le violoncelle est l’instrument qui s’apparente le plus à la voix humaine.

Ophélie Gaillard : « C’est au Festival d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence il y a plus de vingt ans, qu’est née l’idée de cette aventure opératique »

De grands titres à des découvertes personnelles, l’album « Cellopera » s’attache à parcourir plus d’un siècle d’opéra, par le truchement de transcriptions pour violoncelle et orchestre de Mozart à Puccini en passant par Verdi, Tchaïkovsky ou encore Offenbach. L’artiste lève le rideau sur ses premières amours et explore ainsi les passions humaines à travers la voix du violoncelle, le plus humain des instruments.

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Comme en témoigne Ophélie Gaillard, « C’est au Festival d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence il y a plus de vingt ans, qu’est née l’idée de cette aventure opératique (…) Il ne me restait plus qu’à m’y engouffrer, à m’approprier ces chefs-d’œuvre avec gourmandise. Tenter de sculpter chaque mot au gré des inflexions de l’archet, épouser chaque mouvement de l’âme pour dire l’indicible. »

 

Le programme conçu par Ophélie Gaillard nous fait traverser plus d’un siècle d’art lyrique

Placé sous le signe de l’amour – dont Alain Duault rappelle à juste titre dans la notice qu’il est « consubstantiel à tous les opéras » depuis le mythe fondateur d’Orphée -, le programme conçu par Ophélie Gaillard nous fait traverser plus d’un siècle d’art lyrique. Où l’on apprend au passage que les quatre cordes du violoncelle le disputent en expressivité aux deux cordes vocales… De la pureté classique de la ligne avec Mozart au grand opéra romantique de Verdi en passant par le fragile Bel canto de Bellini et Donizetti, l’archet sensitif et parfaitement en situation d’Ophélie Gaillard s’accorde à chaque style, élevant le répertoire trop déprécié de la transcription au rang de grand art. Soulignons pour finir la complicité palpable avec les musiciens de l’Orchestre de chambre Morphing de Vienne, que dirige avec élégance Frédéric Chaslin.

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« Il m’arrive souvent de conseiller à mes étudiants de s’inspirer des grandes voix, de fréquenter des chanteurs », poursuit Ophélie Gaillard. « Et il ne se passe pas un seul jour sans que je ne sois émue, bouleversée même, par ces épiphanies sonores, ces instants de volupté où une voix vous transperce l’âme » : tout auditeur de Cellopera pourra désormais en dire autant de son violoncelle !

« Cellopera » : Ophélie Gaillard (violoncelle), Morphing Chamber Orchestra, dir. Frédéric Chaslin (1 CD Aparté)

 

Jérémie Bigorie

 

 


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