Catherine Frot, jouer ensemble, jouer avec, mais jouer !

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Elle a toujours l’air de tomber de la lune, et pourtant, ses pieds semblent bien sur terre. Quand elle n’a rien à dire, elle le dit. Quand elle a quelque chose à dire, elle le dit aussi. Et c’est toujours net, senti, nature. Et quelle actrice ! Quand elle joue les dindes, on l’embrasserait. Quand elle joue les dures ou les Folcoche, on ne se risquerait pas à faire de même, mais on soulève son chapeau et on l’agite bien bas. Catherine Frot a du chien ; mais un chien bien élevé, qui ne s’ébroue pas devant la compagnie, qui n’attend pas un sucre, qui ne renverse pas les quilles. D’ailleurs, elle en a eu un – un collier de chien – et elle nous a fait bien rire. Elle nous fait toujours rire, sans rien faire pour, sans faire de grimaces, sans en faire des caisses. Qu’elle paraisse, avec sa joyeuse frimousse (froh, Ja !), et l’on rit déjà. Bien sûr qu’elle le sait, et qu’elle en use, c’est une actrice, mais sans en abuser. D’ailleurs, si elle poussait trop le bouchon, on rirait moins. Elle peut tout jouer. A condition qu’on le lui demande poliment. Et elle est unique. Son retour au théâtre est une bonne nouvelle. Pour Beckett, pour le public, pour le meilleur et pour le rire.
Voici son programme :

Boby Lapointe « Ta Katie t’a quitté »
Jacques Higelin « pars »
Thomas Dutronc  » J’aime plus Paris »

‪Glenn Gould – Bach partita‬ ‬n° 1
‪Schubert trio n° 2 (mvt lent)‬
‪Chostakovitch trio n° 2 (dans le film « La tourneuse de pages » )‬‬