Caroline Loeb, ouate else ?

Bosseuse, tonique et touche-à-tout, Caroline Loeb s’est fait connaître dans les années quatre-vingt grâce au tube C’est la ouate que j’préfèrequi est dans toutes les mémoires. Au lieu de maintenir la nostalgie dans des tournées rétro, elle n’a cessé de multiplier les projets nouveaux qui lui ont valu l’estime de la critique et la faveur d’un public curieux. En tant qu’actrice, elle a joué dans deux films cultes : La maman et la putain de Jean Eustache et La nuit porte-jarretelles de Virginie Thévenet. Elle chante, joue la comédie, écrit, réalise, dessine, fait de la radio, met en scène avec un égal talent et un souci du travail bien fait.
Son côté féministe me passionne moins, mais, n’étant pas une femme, je me garderais bien de le juger. Ayant entendu ce discours pendant toute mon enfance dans la bouche de ma mère, cela me fait l’effet d’une vieille et obsédante rengaine.
Les rediffusions estivales de l’émission commencent lundi avec Philippe Sarde. Mardi, nous serons avec Seiji Ozawa (à ne pas manquer ! c’est déjà dans la ouate, enfin dans la boîte). Vendredi, samedi et dimanche, nous serons en direct d’Aix-en-Provence avec Natalie Dessay, puis Joël Pommerat et enfin Leonardo Garcia Alarcon. Bon été à toutes et à tous sur notre antenne !
Voici le programme de Caroline Loeb :

-l’entrée de Don Elvire « Ah chi mi dice mai » Don Giovanni (Mozart) Kiri Te Kanawa

-Rigoletto « cortiggiani, vil razza » (Verdi)

– Concertstuck pour piano et orchestre opus 40 (Cécile Chaminade)

– suite pour violoncelle seul n° 1 (Bach)

– symphonie n° 4 en A mineur OP63 /tempo molto moderato, Sibelius)

Les 3 madeleines :

– « Verligodin »
(Yvette Guilbert)
-« Einstein on the beach »
(Philip Glass)
-« Over the Raimbow » Judy Garland

Les 3 morceaux symboles :

-la vie :
« rhapsodie in blue » par Bernstein (Gershwin)
-l’amour :
« voi che sapete » / le nozze di Figaro par Christa Ludwig
(Mozart)
-la mort :
der Leierman / « le voyage d’hiver » (Schubert)

Un clin d’oeil : Les bons becs