Camille Laurens, les douloureux sentiers de l’intime

L’intime a toujours fait partie intégrante de la littérature et de la poésie. Bien avant Jean-Jacques Rousseau et le romantisme, on a chanté les douleurs de la séparation, de l’amour non réciproque, de la disparition. Ce qui a changé, peut-être, c’est que c’est devenu un genre littéraire à part entière. Et peut-être un créneau commercial porteur puisque les histoires personnelles passent mieux la rampe des médias que l’art ou les idées. L’auto-fiction a donc envahi les rayons des librairies. Pour que cela reste de la littérature et non seulement du témoignage, on pourrait dire que plus la matière est sensible, plus la part autobiographique est importante et plus la construction et le travail sur la langue devrait être rigoureux. Afin que « le chaos scintille à travers le voile de l’ordre », comme le préconisait Novalis.
Camille Laurens est un véritable écrivain, car elle travaille ses mots et ses phrases pour dénicher des poussières de vérité qui ont une chance de devenir universelles.
Voici son programme :

3 Madeleines:
1. Leonard Cohen – Chelsea Hotel
2. Mozart – Exsultate Jubilate
3. Miles Davis – Ascenseur pour l’échafaud

4 Classiques:
1. Couperin – Leçons de Ténèbres (Alfred Deller)
2. Gluck – Orphée et Eurydice (l’air « J’ai perdu mon Eurydice »)
3. Schubert – Sonate pour arpeggione
4. Gounod – « O ma belle rebelle » chanté par Gérard Souzay