Bruno Putzulu, entre nostalgie et incandescence

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Il possède une nature d’acteur qui semble venue de nulle part. Un don inné que le travail n’a pas abîmé. Une part d’enfance heureusement préservée et qui s’exprime idéalement dans des personnages complexes et violents. Cocteau y aurait reconnu son Dorgelès.
Peu à l’aise dans les mondanités parisiennes, Bruno Putzulu semble retrouver sur une scène de théâtre sa combativité de boxeur concentré et habile, dans une troupe de comédiens la chaleur d’une enfance simple au sein d’une famille aimante, comme la rigueur du jeu collectif apprise sur les terrains de foot-ball, et dans la musique le souvenir sensible et indicible d’un paradis perdu.
Avec sa voix d’adolescent boudeur, il parle vrai et clair, sans détours et sans fard. Sans doute agacé par les subtiles manoeuvres et les jeux de pouvoir de la Comédie française, il a repris les chemins de sa liberté. Son Caligula, au théâtre de l’Athénée, dans la mise en scène inspirée de Stéphane-Olivier Bisson, est un grand moment de théâtre. Espérons que la télévision puisse en conserver, pour les générations futures, l’épaisseur et l’étincelante justesse.
Voici son programme :
Madeleines :
Maxime Le Forestier « Saltimbanque »,
Adriano Celentano « I want to know »,
Billy Joel « Honesty »

Musique classique :
Mozart : Les noces de Figaro « L’ho perduta me meschina »
Avé Maria, par (Maria Carta)
Una furtiva lagrima, par (Tito Schipa) Donizetti
Mamma, par ( Pavarotti) de Bixio Cherubini
Pavane, Fauré
Mahler, Symphonie no5, Adagietto

Mélodies d’amour :
Bruno Putzulu « L’amour »
Léo Ferré « Avec le temps »