Brexit : Annick Girardin présente son plan d’accompagnement aux pêcheurs

La pêche a été un enjeu essentiel des négociations pour l’accord du Brexit. En cas de no deal, les eaux britanniques auraient été interdites aux flottilles françaises et les conséquences d’une telle décision désastreuses. Un accord sauvant l’essentiel a été trouvé, mais toutes les subtilités du problème ne sont pas encore réglées.

La ministre de la mer, Annick Girardin, présente aujourd’hui son plan d’accompagnement

L’accord passé avec le gouvernement Britannique rassure Jean-Luc Hall, directeur général du comité national des pêches maritimes : « l’essentiel a été sauvé, cet accord permet d’éviter une catastrophe annoncée avec la perte de 100% des quotas pêchés dans les eaux britanniques, ainsi que le droit de pêche sur les espèces non soumis à quota« . Si ce deal garantit en effet l’exploitation de ces eaux jusqu’en 2026, il va restreindre progressivement les captures effectuées par les navires européens. Cette perte, qui atteindra jusqu’à 25% des quotas actuels, reste évidemment plus souhaitable qu’une situation de no deal mais reste considérable pour les flottilles de Normandie, de Bretagne et des Hauts de France. Plus de 600 navires français fréquentent les eaux britanniques et y réalisent en moyenne 30% de leur CA, le manque à gagner est estimé à 42 millions d’euros. Jean-Luc Hall précise que certains saisiront cette opportunité pour se reporter sur d’autre espèces non soumises aux quotas mais d’autres auront malheureusement bien du mal à supporter la baisse de leurs chiffres d’affaires, c’est pourquoi les pêcheurs comptent beaucoup sur le plan d’accompagnement annoncé par la ministre.

 

L’abandon du traité de Granville inquiète les pêcheurs

Ce plan d’accompagnement, détaillé aujourd’hui aux professionnels, prévoir des aides financières directes et un accompagnement pour la restructuration ou la formation de ceux qui quittent la filière. Cependant, aucune solution n’est encore apportée aux 70 flottilles normandes et bretonnes qui pêchent sous mandat du traité de Granville près de Jersey et Guernesey, traité rendu caduc par le Brexit. Ceux qui pêchent dans ces eaux anglo-normandes attendent des dérogations et ne peuvent toujours pas aller chercher leurs filets et casiers restés sur place. Ils craignent de perdre leur pêche et leur matériel.

Baptiste Gaborit

 

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