Bravo Calogero !

Chanteur populaire et mélancolique, compositeur de pop au style immédiatement reconnaissable, Calogero a grandi au milieu des influences les plus riches : Ennio Morricone, Michel Legrand, les Who, Jean-Sébastien Bach, Mozart… Beaucoup plus cultivé que la plupart de ses congénères, perfectionniste, sûr de son métier – « ce qui n’empêche pas les doutes » – il s’est formé en autodidacte, avec son frère Gioachino (le prénom de Rossini !), qui lui est très proche.
C’est assez fascinant d’entendre Calogero comparer les marches harmoniques de l’Oratorio de Noël de Jean-Sébastien Bach aux chansons de Polnaref ou de Barbara. L’habit ne l’arrête pas, il entend loin et voit au-delà des époques et des apparences. Lui qui est jugé avec une sotte condescendance par les chanteurs à texte du « New Rive gauche » connaît ses classiques et clame son admiration pour Brel, Brassens ou Gainsbourg, sans se prétendre leur héritier. Il sait ce qu’il vaut, connaît ses limites, avec un mélange charmant de modestie, d’ambition et d’assurance, ce qui lui permet d’aller au plus profond de ce qu’il est artistiquement, avec une détermination, un instinct et un goût musical qui forcent le respect.
Comme Françoise Hardy, j’aime beaucoup la chanson C’est d’ici que je vous écris.
Voici son programme :

Madeleines
– Chanson « Le prince des étoiles » chanson de la série « Le jeune Fabre »
– « Wings » Michel Colombier
– « Il était une fois dans l’ouest » Ennio Morricone

Musique classique
-Aria (Tenore): Ich will nur dir zu Ehren leben Oratorio de Noel JSBACH
-passion selon saint jean choeur d’entrée JSBACH
– Concerto For Flute And Harp, K. 299; 2nd Movement MOZART
– Symphonie 7 allegreto BEETHOVEN

Mélodies d’amour
– Peau d’âne, Générique Michel Legrand
– Songs of love, Divine Comedy

NB Le « génie napolitain » dont parle Calogero est Renato Carosone