Bravissimo Roberto !

1. Deux Siciliens qui se suivent ! Diantre, on va se faire repérer par le ministère de l’Intérieur. Après Calogero, voici notre Roberto national. Ce que vous ne savez pas, c’est que son passage dans Passion Classique a provoqué douze pages de mails enthousiastes. Oui, douze pages, un record ! Gina n’a pas eu la patience d’attendre mon billet, elle a ouvert le feu dans les commentaires précédents. Je le dis pour Roberto qui lit mon blog et qui s’attriste des avis négatifs le concernant. Alors, soyez gentils s’il vous plaît avec ce chanteur que le monde entier nous envie. Certes, on peut le préférer dans Gounod ou Verdi que dans le répertoire populaire. Mais Roberto Alagna nous fait découvrir également des opéras oubliés, méconnus. Il ne court pas le succès facile. Il est la seule « star » de la collection Radio Classique à s’être penché soigneusement sur le programme du CD qui lui était consacré. Pour briller ? Non, pour faire connaître des airs délaissés par le public lyrique et qu’il estimait injustement relégués dans l’ombre. Au risque de moins vendre. C’est son côté Don Quichotte.
Il renoue aussi avec une tradition fort ancienne qui voulait que les ténors ne chantent pas uniquement le grand répertoire, mais prêtaient leur voix d’or aux romances bien écrites. N’oublions pas qu’un Rolando Villazon est devenu ténor en entendant Placido Domingo chanter du « cross-over ». Et que Roberto a commencé par la chansonnette. Laisser l’opéra dans sa tour d’ivoire, c’est prendre le risque de laisser filer des vocations, de perdre des grandes voix à jamais.
2. Pour faire écho au mot de Gina, voici ce qu’écrivait Domenico Scarlatti dans la préface de ses 30 Sonates : « Montre-toi plus humain que critique, et ainsi tes plaisirs en seront plus grands (…) Sois heureux. »
Voici son programme :

Extrait de Francesca da Rimini : Inghirlandata di Violette (version Del
Monaco ou Corelli)

Trio Al di Meola, Mc Laughlin, Paco de Lucia,

Boulanger : Pie Jesu

Intermezzo de la Navarraise de Massenet

Le Cid, lecture faite par Gérard Philippe

Symphonie de Mahler n° 4 – 1er mvt

Chopin, par Clara Haskil

Une chanson de ZAZ

Tom Jones, I will never fall in love (version live)