Bertrand Tavernier, la princesse et les musiciens

  Olivier Bellamy reçoit Bertrand Tavernier sur Radio Classique

1. Comme Truffaut, il était critique avant de devenir cinéaste. D’où sa très grande culture cinématographique. Bien qu’il connaisse très bien la musique également, Bertrand Tavernier a choisi de rendre hommage aux compositeurs qui ont accompagné son oeuvre : Philippe Sarde et Antoine Duhamel. Le réalisateur de « Coup de torchon » et d' »Un dimanche à la campagne » a parlé avec passion et justesse du rapport délicat entre l’image et la musique : pas d’illustration, pas d’overdose, pas de pléonasme. Il a eu la chance, tous comme avec ses acteurs, de travailler avec des maîtres. Tiens, il faudra qu’on pense à inviter Sarde et Duhamel un de ces quatre.

Nous étions à l’UGC Normandie, sur les Champs-Elysées, devant des auditeurs très attentifs.

2. A Anne : quand on veut défendre ce qu’on aime, on est parfois injuste et l’on écrit des bêtises. Pardonnez à ma plume de s’être enflammée, et n’allez pas consulter un ORL.

3. A Paul Kuentz (s’agit-il du chef d’orchestre ou d’un homonyme ?) C’est le but de cette émission d’ouvrir au maximum le champ des invités. Vous pensez que seuls les peintres ont le droit de parler peinture ? Que seuls les prêtres sont autorisés à parler de Dieu ? C’est peut-être « indigne de Radio Classique », mais quelle Radio Classique ? Celle des spécialistes, ou celle qui reste ouverte également à ceux qui découvrent la musique ? C’est aussi votre futur public, les mélomanes de demain que nous préparons. L’Ave Maria de Schubert par Aaron Neville vous paraît « une horreur ». Soit. Je connais certains spécialistes qui parlent de vos disques sur le même ton. Donc tous les (mauvais) goûts sont dans la nature. Pour ma part, je reste très attaché à vos Vivaldi (les concertos pour mandoline !) Mais j’ai l’insupportable manie de chercher à rassembler au lieu de séparer.

4. A Madame Pichot : moi aussi, votre message m’a profondément touché. Merci Madame pour votre générosité.

Voici le programme de Bertrand Tavernier :

Philippe Sarde : La Princesse de Montpensier

Madeleines

Offenbach : air de la Lettre de La Périchole (Régine Crespin)

Marin Marais : Sonnerie de Ste Geneviève du Mont (Jordi Savall)

Stravinsky : Le Sacre du printemps (Boulez)

Programme :

Quintette avec piano n° 2 de Gabriel Fauré

Philippe Sarde : Coup de torchon