Bertrand Chamayou, sage ou voyou ?

Non, non, je ne suis pas celui que vous croyez que je suis, semble nous dire Bertrand Chamayou. Moi aussi, j’ai fait les quatre cents coups : j’ai resquillé au cinéma, j’ai baissé le maillot de bain des filles à la piscine, j’écoutais les Rolling Stones pendant que mes parents croyaient que je faisais mes gammes, et j’ai même dû boire deux bières à la file sur la place du Capitole à Toulouse avant d’aller voir le match de rugby avec des potes en mangeant des chips. Opération de communication réussie : un diablotin est sorti de la boîte enrubannée créée de toutes pièces par ces journalistes moqueurs. Un nouveau Chamayou est né. Va-t-il jouer avec des jeans déchirés à La Roque d’Anthéron la prochaine fois ? Le principal est qu’il joue merveilleusement du piano et que son intégrale des Années de Pèlerinage de Liszt frise la perfection.
Voici son programme :

les « madeleines » :
– Granados : el fandango del candil (goyescas) par Alicia de Larrocha
– Dukas : la plainte au loin du faune , par Jean-françois Heisser
– Gainsbourg : intoxicated man
et les 4 extraits :
– Franck , mouvement lent de la symphonie , interprétation à déterminer (jai plusieurs versions possibles)
– Haydn, final du concerto pour violoncelle en ut majeur , par Sol Gabetta et l’orchestre de chambre de Bâle
– Scriabine, 1er mouvement de la 2ème sonate pour piano, par Ivo Pogorelich
– Berlioz : « premiers transports » extrait de Roméo et Juliette, par Pierre Boulez