Bernis Sanders, sorte de Benoît Hamon américain – La revue de presse de David Abiker

Bernie Sanders, c’est le champion américain de la presse de gauche française dans l’élection américaine. Une sorte de Benoît Hamon qui rassemble l’aile gauche du parti démocrate et qui fait rêver une partie de la presse ce mardi 3 mars.

 

Pour Michel Onfray, « le gauchisme autorise tous les délires »

Libération et l’Humanité font ce matin la Une sur le favori du « Super mardi », avec le vote aujourd’hui de quatorze Etats américains pour la primaire démocrate. Une occasion à saisir pour Bernie Sanders, s’il veut gagner l’investiture du Parti. Alors Libé se pend à rêver : « Une autre Amérique est possible ». Pour le quotidien, l’icône progressiste américaine part en pôle position dans ce « Super Tuesday », tandis que l’Huma part à la rencontre de cette Amérique qui vote Sanders. En fait, l’élection Américaine est toujours l’occasion pour les éditorialistes français de gauche de rêver qu’un candidat socialiste gagne l’élection présidentielle américaine.

 

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Exemple de Laurent Joffrin dans Libération : « Vu d’ici, par tout progressiste européen, Sanders is the right man ». Dans l’Humanité, Jean-Emmanuel Decoin parle lui de « cet espoir » qui « porte un nom : Bernie Sanders ». Mais les éditorialistes prennent leurs espoirs pour des réalités. Si vous lisez la Newsletter du Monde et le site américain Politico, vous apprendrez que chez les démocrates, c’est « tout sauf Sanders » et que le candidat centriste qui permettrait de limiter la casse, c’est Joe Biden. Peu importe, en France, la star américaine de la gauche française c’est l’homme de 78 ans. Comme le dit Michel Onfray en Une de Causeur sur d’autres sujets, « le gauchisme autorise tous les délires ! »

 

David Abiker

 

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