Bernard Lecoq, un acteur « formidable »

Avec Anny Duperey, il forme un couple explosif dans Une famille formidable, excellente série sur TF1 qui dure depuis vingt ans. Ecrite, réalisée (Joël Santoni aux commandes) et jouée avec soin et justesse.
D’abord second rôle corvéable à merci (il a longtemps joué les braves copains à qui on peut tout demander et sur qui on peut toujours s’appuyer), il s’est illustré avec l’âge dans des personnages de pouvoir, mystérieux et sombres. Sans forcément se souvenir de son nom, le grand public l’a adopté comme une figure familière et s’est identifié à ce M. Tout-le-monde qui n’en pense pas moins.
Sans être une star, il est aimé, respecté et n’a jamais cessé de tourner. Sensible et sympathique, le rire facile, Bernard Lecoq aime la musique classique sans en faire des caisses. « La prochaine fois, je vous trouverai des morceaux plus originaux, s’est-il excusé, mais je ne retiens pas le nom des oeuvres. » En grattant un peu, on s’aperçoit qu’il en connaît plus qu’il ne veut bien le dire. « Je viens d’une famille modeste, s’excuse-t-il encore, la musique classique n’appartenait pas à mon univers d’enfance. » Mais dès les premières notes de Chopin, il a la larme à l’oeil qu’il efface bien vite par un éclat de rire.
Voici son programme :

1. Barber: Adagio pour cordes
2. Puccini: Tosca, acte II, « Vissi d’arte » par La Callas
3. Chopin: Concerto en fa, mouvement larghetto
4. Offenbach: Barcarole, des Contes d’Hoffman
5. Brahms: Danse hongroise n°1
6. Tchaïkovsky: Concerto pour violon