Béatrice Berrut sort un album lisztien éblouissant

Ce jeudi 26 janvier à 20 heures, Laure Mézan reçoit la pianiste Béatrice Berrut à l’occasion de la sortie de son nouveau CD où elle interprète Liszt.
La jeune pianiste suisse n’en finit pas de nous ravir.

Après avoir été formée dès l’âge de 8 ans par des maîtres incontestés du piano comme Galina Iwanzowa à Berlin, Esther Yellin à Zurich et Brigitte Engerer à Paris, on pouvait attendre de Béatrice Berrut une belle maîtrise de son art. Elle nous entraîne plus loin encore, dépassant nos espérances. Ses notes résonnent depuis plusieurs années dans les principales salles d’Europe tels que la Philharmonie de Berlin, le Konzerthaus de Berlin, le Palais des beaux-arts de Bruxelles, le Victoria Hall de Genève, l’Auditorio Stello Mollo de Lugano ou encore l’Académie Chopin de Varsovie. Aucun pays ne lui résiste : les États-Unis l’accueillent à bras ouverts, l’Argentine l’applaudit et Berlin l’adule.

Aujourd’hui elle sort Métanoïa, un nouvel album composé de reprises de morceaux pour piano de Franz Liszt. Métanoïa vient du grec ancien et désigne un « changement profond de l’état d’esprit ». En effet, Béatrice Berrut nous invite à changer de regard sur la musique de Liszt, à en appréhender toute la poésie et les multiples facettes. Liszt fût un jeune musicien magnifié dans les salons aristocratiques qui, à la fin de sa vie, avait pris les habits de moine franciscain. Les contradictions de son existence sont le reflet d’une instabilité intrinsèque, d’une âme tourmentée entre questionnements existentielles et sérénité extatique. C’est le portrait d’une musique pleine de paradoxes, à l’image de Liszt, dont Béatrice Berrout dresse le portrait, notamment à travers les morceaux pour pianos « la Vallée d’Obermann », « Le Pèlerinage de Childe Harold »,« Après une lecture du Dante » ou encore avec « Des Consolations ».