Bac 2021 : Savez-vous qui a introduit le principe de l’épreuve orale ?

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L’épreuve du Grand Oral aura lieu dans 15 jours, et le Parisien-Aujourd’hui en France parle de petite révolution. Coefficient 10, plus que la philo, l’épreuve concerne 525 000 élèves de terminale. Et Jean-Michel Blanquer l’a dit, contre l’avis de certains syndicat qui voulaient évidemment annuler l’épreuve : « cela va être un bon moment pour les élèves qui se préparent à s’exprimer, à argumenter, à approfondir un sujet et acquérir des compétences pour leur vie qui vont suivre ».

Comment convaincre, séduire, sourire, incarner ce que l’on dit avec un FFP2 sur le nez ?

Pour le SNES-FSU, l’oral favorise les langues déliées et pose des problèmes d’inégalités sociales. Toujours la même ritournelle inégalitaire, comme si les études ne devraient servir qu’à fabriquer de l’égalité. En vérité la véritable inégalité c’est l’inégalité par rapport à la génération de bachelier de l’an prochain, eux n’auront pas a priori à passer un bac masqué … La voilà, la vraie injustice, parler avec une muselière sur le nez… comment convaincre, séduire, sourire, incarner ce que l’on dit avec un FFP2 sur le nez ?

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Et pourtant le principe de cet oral est une idée lumineuse et ancienne, nous rappelle Eve Roger du Parisien-Aujourd’hui en France. On la doit à Jean Zay, ministre de l’Education nationale sous le Front Populaire, assassiné en 1944 par les Allemands, panthéonisé il y a 6 ans par François Hollande. Eve Roger note que Jean Zay regrettait que l’élève apprenne à lire, à compter, à raisonner mais non à parler. Et l’éditorialiste fait l’éloge de l’art oratoire : « s’insérer dans la vie professionnelle, argumenter pour vendre des produits, animer des réunion, bref, parler est une constante de la vie professionnelle », conclut Eve Roger. Rendez-vous donc dans 15 jours, et d’ici là vous potassez les conseils du Parisien que vous offrez au candidat de votre choix ce matin : répéter, apprendre un peu par cœur son sujet, maitriser sa décontraction, faire un effort vestimentaire. Et moi je vous en donne un autre de conseil….Utilisez les silences ! Le silence c’est ce qui attrape la curiosité de votre jury. Ca vous permet de le regarder, de réfléchir et de parler à votre rythme.

David Abiker

 

 

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