Avec Gabriel Bacquier, c’est le bonheur !

  Olivier Bellamy et Gabriel Bacquier

C’est l’un des plus grands chanteurs français. Une carrière fantastique ! Dix-huit saisons d’affilée au Metropolitan de New York. Seule Régine Crespin est parvenue à ce niveau. Fils de cheminot, né à Béziers, Gabriel Bacquier ne s’est pas contenté d’avoir une voix. Il avait le style nécessaire et adéquat pour chanter Mozart, le bel canto, les grands Verdi et le répertoire français. Et quel acteur ! Formé au Conservatoire de Paris, mais aussi à la rude école du cabaret, des entractes de cinéma et des troupes (à l’Opéra Comique !)

Le personnage est chaleureux, truculent, généreux. Certains me reprocheront de lui avoir permis de ne passer que ses enregistrements, mais, dans dix ans, on sera bien contents de posséder cet auto-portrait d’un des plus grands monstres sacrés de l’art lyrique. Car finalement, Gabriel Bacquier n’est pas si connu que cela par le grand public. Et quand on invite un personnage de cet acabit, ce n’est pas pour l’entendre parler du Sacre du printemps de Stravinsky ou de La Création de Haydn, qu’il avait sélectionnés dans son programme. Il valait mieux rappeler aux auditeurs de Radio Classique quel géant il fut et reste dans les mémoires des fanas d’opéra. Il faut apprendre à célébrer ses héros avant qu’ils ne disparaissent.

Voici son programme :

Mozart : Don Giovanni (Air du Catalogue de Léporello / Solti)

Madeleines

Jean Noté chante un air de Rossini

Air de Don Pasquale (Donizetti (Bacquier)

Mireille : « Un père parle en père » (finale Acte II)

Programme :

Don Carlos (Air de Posa)

Guillaume Tell de Rossini (grand air de Guillaume / Live de Buenos Aires)

La Traviata de Verdi (air de Germont / Live de Buenos Aires)

« Les fesses de la marquise » de Pierre Louki