Anthony Delon : « je suis comme je suis »

Souvenons-nous de Jordi Savall qui, dans toute sa sagesse, nous rappelait récemment dans Passion Classique qu’il est plus difficile d’être le fils ou la fille de quelqu’un de connu, dès qu’on a l’ambition de devenir artiste, et dans le même domaine que ses parents. Les avantages se retournent vite en inconvénients. Quand il s’agit d’une star internationale, les difficultés augmentent.
Anthony Delon a sans doute été un adorable sale gosse, il s’est pris des roustes médiatiques, il a mûri, il a eu des enfants, il a changé. Va-t-on lui reprocher éternellement d’être le « fils de » et d’être beau ?
Chaque morceau de son programme représentait quelque chose d’important pour lui (même s’il ne se souvenait pas de tous les titres) : un souvenir fort, une histoire humaine, un premier amour, la mort de son parrain…
Il est apparu touchant, sensible, attentionné aux autres, sincère. Il parle bien des femmes, il ne se lamente pas sur son sort, il a dompté ses démons intérieurs sans perdre sa fraîcheur. Il s’efforce d’être honnête en restant spontané. Il est ce qu’il est et basta.
Sur ma page Facebook, voici ce qu’a écrit Clément, après avoir écouté l’émission : « Merci à vous pour cette « passion classique » qui fait du bien quand on l’écoute. Une respiration dans la journée. Un envol vers quelque chose d’harmonieux et serein. Chacun s’exprime avec sincérité et ressenti. Chacun se « dévoile » au travers de son rapport sensible avec la musique. Chacun est différent et l’exprime avec ses propres mots, sa propre émotion. Merci Olivier pour un tel voyage qui prouve qu’il existe encore de l’humain… » Merci à toi, Clément, d’être sur une belle longueur d’onde.

Voici son programme :

1. Mozart : Concerto pour piano et orchestre n°23 (K. 488) – 2ème mouvement « Adagio »
2. Bach: Cantate BWV 26 (début)
3. Bach: Concerto pour violon et hautbois (2e mvt)

Madeleines:
1. The Beatles: Fool on the Hill
2. U2 et Pavarotti: Miss Sarajevo
3. Garou et Sardou: Le Fleuve de notre enfance