Annie Saumont, un art d’orfèvre

« Les journaux sont illisibles et la littérature n’est pas lue », se plaignait Oscar Wilde. La nouvelle est un genre encore plus confidentiel que le roman (attention au faux-ami : novel en anglais). Le plus difficile pour le lecteur, c’est d’entrer dans l’histoire. Or, dans un recueil de nouvelles, il faut faire dix à quinze fois l’effort. Avec Annie Saumont, cela se complique parce que la syntaxe et la ponctuation sont au service de l’imagination des personnages, des êtres souvent cassés par la vie, échoués sur la plage du réel ou des enfants. Cette petite dame hypersensible et discrète comme un écureuil est peu médiatique : ses apparitions sont rares à la radio ou à la télévision. Mais c’est un écrivain ; un vrai. Elle sait raconter une histoire, elle met en scène ses contes cruels avec un art consommé et possède un style – une voix – qui n’appartient qu’à elle.
Ses livres sont étudiés dans les universités américaines, traduits dans plusieurs langues et s’inscrivent dans une tradition qui réunit Edgar Poe, Maupassant ou Patricia Highsmith…
Voici son programme :

Stravinsky. L’histoire du soldat
Mozart – Sonate en La majeur. G Gould.
Cimarosa. Concerto pour hautbois en Do majeur

Ne me quitte pas. Brel.
Le temps des cerises. Mouloudji
Les feuilles mortes. Montand