Anna Karina est Anna Karina

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 Pour toute une génération, elle a incarné la femme dans ses multiples visages, son naturel, sa grâce féline. Aujourd’hui, elle demeure une icône, le symbole d’une période où l’invention et la liberté régnaient sur le cinéma. Une génération de cinéphiles et de critiques avaient pris d’assaut la forteresse du cinéma avec l’insolence de la jeunesse et des crocs acérés. Parmi les anciens, seul Jean Renoir trouvait grâce à leurs yeux. Guitry et Pagnol à la rigueur. L’influence des Truffaut, Chabrol, Rivette, Rohmer a été forte sur le cinéma mondial. Certains cinéastes, parmi les meilleurs, ne se sont jamais remis de cette tornade qui a balayé le 7e art.
Anna Karina s’est trouvée propulsée au rang de star mondiale. Elle n’a rien perdu de ce mystère nordique qui a bouleversé Jean-Luc Godard et impressionné la pellicule, épaté Antoine Duhamel et séduit Serge Gainsbourg. La recevoir dans Passion Classique a été un grand moment. Les étoiles ne meurent jamais. Elle s’éteignent doucement, mais leur flamme demeure dans les yeux de ceux qui les ont aimées.
Voici son programme :

— Swingle Singers Bach

Madeleines :

-De l’autre côté de la rue, par Edith Piaf
-Pierrot le fou : Jamais je t’ai dit que je t’aimerai toujours, par Anna (Serge Rezvani) CD 3, plage 12
Paul Misraki : Valse triste

Sinon :

-5ème symphonie, Beethoven

– Mozart : Concerto pour violon n° 3 – 2e mvt

– Verdi : D’amor sull’alli rosee (Le trouvère) par Maria Callas