« Alstom-Siemens : c’est une liquidation, et je veux une commission d’enquête parlementaire» Nicolas Dupont-Aignan

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La France

Invité de Renaud Blanc

« Alstom-Siemens : c’est une liquidation, et je veux une commission d’enquête parlementaire. »

Extraits :

A propos du débat politique (Mélenchon/ Philippe)

« Je n’ai pas trouvé Edouard Philippe convaincant. »
(…)
« On veut réserver la France à un duel tragique, entre Macron d’un côté, qui est en train de nous vendre par appartement et de l’autre côté Mélenchon qui apporte des réponses extrêmement dangereuses »
(…)
« Il faut qu’il y ait une autre opposition pour bâtir une alternative sérieuse à monsieur Macron. »

A propos de Siemens-Alstom

« Nous sommes face à un gouvernement qui a perdu la tête en matière industrielle. (…) Personne ne comprend les choix industriels qui sont faits. »
(…)
« Il y a un article dans le code pénal qui punit ceux qui trahissent les intérêts fondamentaux de la Nation. »
(…)
« Quand vous acceptez qu’une entreprise comme Alstom passe sous contrôle étranger, alors qu’elle a plus de carnet de commande que Siemens, qu’elle possède une meilleure technologie, et que lorsque Macron était ministre de l’économie, il avait déjà vendu et bradé la branche énergie pour nous promettre que nous allions enfin avec l’argent récolté pouvoir renforcer Alstom ferroviaire, c’est indigne. »
(…)
« Je ne suis pas hostile à un projet européen. Ce projet, on nous le vend comme un Airbus ferroviaire, mais ce n’est pas ça un airbus. Airbus pour les avions, c’était de la parité entre l’Allemagne et la France, avec d’autres partenaires. Il y avait un projet industriel. Or, là, c’est une liquidation, et je veux une commission d’enquête parlementaire, car j’en ai assez que certains dirigeants d’entreprise française bradent notre savoir-faire. »
(…)
« Pourquoi Siemens s’empare, sans un centime, des intérêts ferroviaires français du TGV. (…) Monsieur président d’Alstom s’engage-t-il devant la nation à ne pas toucher un centime de stock option pour avoir brader notre savoir- faire ?»
(…)
« On a eu 5 expériences au cours des 5 années dernières, il y a eu Lafarge, Technip, Alcatel, Alstom Energie et l’aéroport de Toulouse, et à chaque fois on nous a donné les mêmes arguments « les intérêts sont préservés, il n’y aura pas les licenciements annoncés (…) ». Et à chaque fois, la promesse de l’Etat a été trahie. »

A propos de Stx

« La France abandonne un chantier naval qui a des milliards de commandes pour un chantier naval dirigé par un autre Etat, allié à des Chinois qui vont piller le savoir-faire. »
(…)
« Y’a-t-il un moment où nos dirigeants d’entreprise, nos gouvernants vont comprendre que lorsque l’on a 50 milliards de déficit de balance commercial, il faut peut-être s’interroger et avoir une stratégie industrielle. »
(…)
« Je veux des partenariats qui renforcent des savoir-faire et qui préservent les intérêts français. »

A propos de 2022

« Il faut que les personnalités dites de droite arrêtent de penser, chacun dans leur couloir, à 2022, comme madame Le Pen, monsieur Wauquiez, cela n’a aucun sens.»
(…)
« Être candidat pour être candidat n’a pas de sens. »
(…)
« Il faut offrir une alternative sérieuse à Macron. (…) Il faut tirer les leçons de l’échec de 2017 et je suis convaincu que si nous étions [François Fillon, Marine Le Pen etc.] capables de s’entendre sur un beau programme commun, nos électeurs nous feraient confiance. »

A propos de la France

« Le pays est en train de mourir. »
(…)
« Il y a une invasion migratoire, la sécurité n’est pas assurée… En attendant nous n’entendons que Mélenchon qui propose une fiscalité délirante et la régularisation des clandestins. »

A propos de Macron

« L’enjeu n’est pas de descendre dans la rue, tout le monde va s’apercevoir très vite de la catastrophe Macron. (…) Nos amis retraités qui ont voté pour lui vont voir comme ils seront traités. »
(…)
« Je suis convaincu que si les Français ont voté pour Macron, c’est par défaut, et non par enthousiasme. »
(…)
« Ce qui est en jeu, ce n’est pas le FN, ni Debout la France, ni les Républicains, l’enjeu est la survie de notre pays comme un pays libre, de notre identité. »
(…)
« C’est le clivage entre ceux qui veulent une nation indépendante, une civilisation, une identité, ou ceux qui veulent noyer le pays dans un espèce de mondialisme destructeur. »

A propos du nouveau parti Les Patriotes

« L’enjeu n’est pas d’additionner les boutiques. »