Alexandre Tharaud à nu

C’est l’un des pianistes les plus cultivé, ouvert d’esprit, inspiré qu’on puisse entendre sur une scène. Cultivé, parce qu’il connaît l’arbre généalogique des musiciens qu’il joue : dans son Debussy, on entend le souffle de Rameau… Ouvert parce qu’il n’hésite pas à participer à des projets croisés de grande qualité (Bartabas, Juliette, hommage à Barbara, etc.) Inspiré parce qu’il suffit de le voir vivre la musique par toutes les fibres de son être pour être emporté dans son univers. Malgré son poids plume, c’est un vrai champion du ring pianistique.
Alexandre Tharaud sait mettre tous les atouts (sic) de son côté et surmonter ses cauchemars (être tout nu sur une scène !), sa peur des trous de mémoire (réglée depuis qu’il joue avec partition), ses TOC, son impossibilité à posséder un piano chez lui, etc. Avec une intelligence et une volonté hors du commun, il parvient à donner le meilleur et à transformer ses handicaps en force. L’une de nos plus belles histoires d’amour, c’est lui !
Voici son programme :

-3 madeleines:
3e moment musical de Schubert (Yves Nat)
5e symphonie de Mahler (adagio) (si possible par Sinopoli)
La voix de Madeleine Milhaud (dans « madame bovary »)

-La vie
Wiener et Doucet « gershwin cocktail » (EMI)
-L’amour
Duo fin 1er acte de la Bohême
-La mort
« Y’aura du monde » de Barbara

-5 autres choix
Un concerto de Mozart par Marcelle Meyer
4e concerto de Beethoven (ou 3e) par Rudolf Serkin/Ozawa
Un prélude de Debussy par Michel Dalberto (rca)
Un extrait de la musique du film « Yentl » de Michel Legrand
Vocalise de Rachmaninoff par Nathalie Dessay (EMI)