Aillagon à Versailles

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1. Si Didier Sandre a incarné Louis XIV (L’Allée du Roy de Nina Companeez), Jean-Jacques Aillagon oeuvre pour son éternel rayonnement dans le domaine qui constitue l’un des chefs-d’oeuvre de son règne (n’oublions pas Molière, Racine, Corneille, Lully, Charpentier…) On peut discuter du bien fondé des expositions Jeff Koons et Karashami. Si le critère de sélection des artistes invités au château de Versailles est déterminé par leur cote sur le marché de l’art, alors il faut recevoir Marc Lévy à l’Académie française et donner la Légion d’honneur à Dan Brown (Da Vinci Code). Si Cecilia Bartoli ou Philippe Jaroussky sont à leur place à l’Opéra royal, on peut également s’étonner de la présence de la charmante et délicieuse Vanessa Paradis dans ce lieu de mémoire. Ce n’est pas lui manquer de respect que d’estimer plus adéquate la venue de Leonard Cohen ou de Bob Dylan. Quitte à faire entrer la chanson à Versailles, autant inviter des artistes qui ont marqué l’histoire de leur art, malgré toute la tendresse que l’on peut éprouver pour l’interprète de « Joe le taxi ». Il est aussi possible de programmer Bénabar à l’Opéra Garnier, mais cela ne me semble pas une priorité absolue.
2. Samedi après-midi, j’étais invité à la librairie Chapitres de Rennes, l’une des plus grandes de Bretagne avec Dialogues à Brest, pour une séance de dédicace. J’ai eu la joie de faire la connaissance d’Eliane, fidèle des fidèles sur ce blog. Elle m’a gentiment offert des chocolats de Le Daniel (le must rennais), et nous avons pu bavarder en toute amitié. Plusieurs auditrices, toutes charmantes, sont venues me saluer et le personnel m’a reçu très chaleureusement.
Voici le programme de Jean-Jacques Aillagon :

1/ madeleines
– Hymne à la nuit de Jean-Philippe Rameau
– 1er opéra : Faust au théâtre du Capitole – extrait choisi : « Salut
demeure chaste et pure »
– Cantate : « Wachet auf, ruft uns die Stimme » BWV 140 (Bach)
2/ musique classique
– Vivaldi : Alma opressa (La Finda Ninfa) par Cécilia Bartoli
– Atys de Lully
– Antoine Dauvergne – « Les troqueurs » par William Christie
– Vanessa Paradis, extrait de son concert à l’opéra royal en juillet 2009
– Cherubini : le requiem à la mémoire de Louis XVI
3/ mélodies d’amour
Camille Saint Saëns / Samsom et Dalila ( « mon coeur s’ouvre à ta voix »)
– extrait du prélude à l’après midi d’un faune de Debussy