Agriculture cellulaire : Une vache peut-elle fournir 175 millions de burgers ?

D’après Libération les produits carnés vont bientôt s’inviter dans nos assiettes. Avec l’agriculture cellulaire, une seule vache pourrait fournir 175 millions de burger. Voici la recette : vous faites une biopsie sur une vache, vous mettez en culture stérile les cellules prélevées, vous ajoutez des nutriments et à la fin vos obtenez de la viande.

« J’ai goûté du saumon cellulaire aux Etats-Unis, c’est très encourageant »

En 2020 les start-up (à ce stade, on ne parle évidemment plus de ferme ou d’élevage) de ce secteur ont bénéficié de 366 millions de dollars d’investissements, 6 fois plus qu’en 2020. Ces chiffres viennent d’ACF France, et on découvre qu’il existe une association pour la promotion de l’agriculture cellulaire en France. Je vous invite à lire le papier de Libération qui apporte des réponses assez dingues à ces questions : pourra-t-on faire du lait, des œufs ou du poisson à base de cultures cellulaires ? Oui !

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La patronne de l’ACF confie ceci « Pour ma part j’ai gouté du saumon cellulaire aux Etats-Unis, c’est très encourageant ». C’est la première fois que je lis l’adjectif « encourageant » associé à un aliment. Même dans Top Chef je ne l’ai pas entendu ! A quoi ressembleront les usines à viande, se demande Libé ? A des usines de yaourt ou des brasseries, on multipliera les cellules dans des grandes cuves de fermentation.

 

La viande issue de l’agriculture cellulaire pourrait arriver en France fin 2022

Autre question posée par Libération : la viande cellulaire sera-t-elle considérée comme Hallal ou Cacher ? Oui selon un Imam si l’animal a été abattu rituellement, car il est interdit de prélever quoi que ce soit sur un animal vivant. Un autre scientifique cite un rabbin qui n’est pas opposé au concept si ce procédé est moins nocif pour l’environnement et moins cruel pour les animaux. Mais chez les Juifs, la parole d’un seul rabbin ne vaut pas sondage.

 

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Pour avoir la véritable opinion des rabbins, il faut en consulter plusieurs, qu’ils soient tous en désaccord et qu’ils ne répondent pas à la question. La vraie question est quand est-ce qu’on goûte ? Eh bien c’est pour la fin 2022, annonce Thomas Lepeltier, un astrophysicien auteur d’un ouvrage intitulé Plaidoyer pour une viande sans animal (ed. Puf). Lisez cette double page de Libération, elle annonce le nouveau monde et vous donne un point de vue imprenable sur ce que font les scientifiques dans certains laboratoires hors de tout contrôle.

David Abiker

 

 

 

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