Agressions sexuelles : les Victoires de la Musique 2021 rattrapées par MusicToo

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Alors que les Victoires de la Musique ont lieu ce soir, le monde de la musique est lui aussi secoué par plusieurs affaires. Au premier octobre, le mouvement MusicToo lancé par une manageuse victime d’un viol a recueilli 277 témoignages.

MusicToo a recueilli 277 témoignages dont 97% désignent nommément l’agresseur

277 témoignages ont été recueillis dans le secteur de la musique dont 97 % nomment leur agresseur et 67 % sont anonymes. Et une double page dans le Parisien-Aujourd’hui en France de quoi mettre un peu d’ambiance aux Victoires de la Musique ce soir et rappeler au secteur musical que des têtes sont tombées depuis de nombreux mois et qu’il est temps de féminiser les postes de direction. Et dans un entretien au Parisien Roselyne Bachelot la ministre de la Culture tient ces propos : « je soutiens absolument le mouvement. Il permet aux victimes de comprendre qu’elles ne sont pas seules et ont les moyens d’obtenir justice. Ceux qui reprochent à MusicToo des dénonciations hâtives ou exagérées ne réalisent pas trop que le silence a trop souvent prévalu. La dénonciation des prédateurs est nécessaires. »

 

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Agressions sexuelles : Roselyne Bachelot a fait 4 signalements en 6 mois au procureur de la République

Je traduis, pour la ministre de la Culture, la fin justifie les moyens, Roselyne Bachelot rappelle qu’elle a fait 4 signalement en 6 mois au procureur de la République et précise également que la non-dénonciation d’un crime est une infraction. Les Victoires de la Musique c’est ce soir sur France2 à 21h. Pour compléter ces lectures de la presse, je vous invite à lire dans le Figaro la tribune de la sexologue et essayiste Thérese Hargot. Elle revient sur les affaires Duhamel et Matzneff/Springora et s’interroge à chaque fois sur l’absence du père « ces deux récits, celui de Camille Kouchner et celui de Vanessa Springora témoignent de l’absence cruelle de figure paternelle, d’un homme qui protège et qui sécurise en réaffirmant la loi, le permis et le défendu ». Et elle ajoute plus loin : « pour certaines militantes, la figure du père est celle qu’il faut abattre pour détruire le fameux patriarcat, avec ses mâles blancs de préférence qui de tout temps sont des violeurs, ces mâles à l’origine de la violence ». Eh bien Thérese Hargot n’est pas d’accord. Que dit-elle en clair, « qu’on a besoin d’une figure paternelle, d’un père, c’est de cet homme dont on a besoin plus que jamais ».

David Abiker

 

 

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