À la une : crise chez Les Républicains, réforme de l’Assurance-chômage et corruption du Qatar dans le sport

Laurent Wauquiez © Reuters

Chaque matin, Michel Grossiord décrypte l’actualité et vous partage sa Revue de Presse

Le nouveau combat politique de Laurent Wauquiez

Laurent Wauquiez a pris du recul, et mène un nouveau combat. « Le coup de gueule de Wauquiez » annonce Le Progrès de Lyon.
Le président de la région Rhône Alpes Auvergne s’insurge contre la fermeture des guichets SNCF.
Les ténors de droite restés à Paris, comme Gérard Larcher, essaient de trouver une place entre la République en marche et le Rassemblement national. Interview du président du Sénat dans Le Parisien : « Tous les partis politiques sont mortels ».
Gérard Larcher craint surtout la mort des grands principes avec des alliances Républicains-Lepénistes aux municipales. « Beaucoup de LR céderont si la baffe des Européennes se confirme, ils préfèreront se renier plutôt que de tout perdre », dit-il en privé, selon Le Canard Enchaîné.

Municipales : la « bonne distance » de Brigitte Macron !

L’épouse du Chef de l’Etat est en photo à la Une de La Provence titrée : « Les Marcheurs marseillais se rebiffent contre Paris ».
Paris incarnée donc par Brigitte Macron qui a adoubé un candidat En marche ouvert à une alliance avec la droite.
Vote de riposte donc des militants En marche de Marseille, « c’est le flou le plus total », souligne La Provence… alors que l’on retrouve Brigitte Macron à Lyon aux côtés de Gérard Collomb. Virée sur les hauteurs de Fourvière pour admirer les lumières, dîner en tête à tête dans un bouchon lyonnais… Cette complicité vaut-elle soutien présidentiel ?
Brigitte Macron se défend de faire de la politique, rapporte Le Parisien ! D’ailleurs, elle emploie une étonnante formule.

« Je me tiens à distance prophylactique de la politique », a-t-elle lancé hier à Lyon… assurant « n’avoir ni goût ni compétence pour la politique. Mais j’ai du goût pour mon mari ».
C’est ce qu’on doit appeler la maladie d’amour.

François Hollande abandonné des siens

Un qui ne se soigne pas de son amour de la politique, et qui ne met pas de distance prophylactique (avec ses analyses livrées régulièrement), c’est François Hollande. Sauf qu’il est aujourd’hui lâché par les siens, avance Le Monde.
On pensait le camp des Hollandais soudé, mais non : un vent de dispersion souffle parmi les grognards (Stéphane Le Foll, François Rebsamen, même Michel Sapin enterre désormais toute chance de retour de son ami…)
Que sont mes amis devenus ? L’ancien premier ministre Bernard Cazeneuve lira que sa propre partition n’inspire plus guère d’enthousiasme.

Syndicats, patronat et presse fâchés par la réforme choc de l’assurance chômage !

La réforme fâche syndicats et patronat, mais aussi la presse.
L’Humanité dénonce sans surprise des économies astronomiques au détriment des privés d’emploi (un coup de rabot de près de 3 milliards et demi d’euros). Un big bang sur le dos des chômeurs, titre le journal communiste.
Un big bang qui vise à réduire jusqu’à 250.000 le nombre de demandeurs d’emplois indemnisés, précise L’Opinion, journal à l’autre bout de l’échiquier politique mais qui critique une protection sociale désormais progressive pour les cadres.

La ligne de démarcation a été fixée à 4.500 euros bruts

Ceux qui gagnent plus de 4.500 euros bruts verront leur indemnité rognée de 30% au bout de 7 mois de chômage.
« En montrant du doigt ceux dont le salaire excède 4.500 euros brut, Emmanuel Macron les désigne comme ‘riches’, avec le même seuil que François Hollande autrefois », observe Dominique Seux des Echos qui pointe une erreur : « Les cadres ne retrouvent pas toujours un emploi en 6 mois et cela veut dire en pratique que leur niveau de vie va parfois chuter de moitié. »
Dominique Seux dénonce par ailleurs un manque total de courage sur une des causes réelles du déficit de l’assurance-chômage : le régime des intermittents du spectacle et des intermittents.
Olivier Auguste, de L’Opinion, se demande si les cadres demeureront résignés. Ils ne vont pas s’exiler (ils n’ont pas assez à sauver), mais pourraient opter pour une mise en retrait : désengagement professionnel, travail au noir, recours légal ou pas à l’assurance privée.

Qatar : corruption dans le sport et financement de mosquées en France

A propos de la corruption dans le sport… Doha mouillé, titre Libération qui explique comment certaines personnes en position de force dans le sport, le foot et autres, peuvent « se sucrer » : lors de l’attribution des grandes compétitions et sur la vente des droits télé qui vont avec…
Comment la justice française a-t-elle hérité du barnum lié aux attributions des compétitions internationales ? Cela a commencé banalement par un achat de montres de luxe sur les Champs Elysées en 2013 par un des principaux acteurs du système (il y en avait tout de même pour 1 million 300 millions d’euros)
Il est question aussi du Qatar à propos du financement de mosquées en France, notamment celle que Valeurs Actuelles appelle « la gigamosquée du Grand Est en travaux à Mulhouse ». Le centre An Nour loué par des prêcheurs radicaux, avance l’hebdo qui titre « Communautarisme, l’état d’alerte »…

Michel Grossiord

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