90 ans de Bernard Haitink

Radio Classique souhaite un joyeux anniversaire au grand chef néerlandais

Bien qu’ayant fait des débuts fracassants à vingt-sept ans en remplaçant au pied levé Carlo Maria Giulini dans le Requiem de Cherubini à la tête de l’Orchestre du Concertgebouw le 7 novembre 1956, Bernard Haitink a su mener sa carrière avec beaucoup de circonspection. Sa connaissance de l’orchestre, il l’a doit avant tout à sa pratique d’instrumentiste (il intègre à 25 ans l’Orchestre de la Radio Néerlandaise) et à une discipline de fer. Peu expansif au pupitre – sa gestuelle, d’une rare économie, reste un modèle de lisibilité pour les musiciens – Haitink se distingue rapidement au disque (Philips essentiellement) dans le grand répertoire postromantique, dans lequel il est si facile « d’en faire des tonnes », gravant des référence indémodables. Chose rare : il excelle aussi bien dans Bruckner que dans Mahler, dont il est le deuxième chef, après Leonard Bernstein et aux côté de Georg Solti, à se lancer dans une intégrale discographique qui fera date.
D’août 2002 à 2004, Bernard Haitink est directeur de la Staatskapelle de Dresde. En 2006, il accepte de devenir chef principal de l’Orchestre symphonique de Chicago aux côtés de Pierre Boulez (chef émérite) dans l’attente de la nomination d’un nouveau directeur musical. En dehors de ce poste, il détient actuellement des positions honorifiques à l’Orchestre philharmonique de Berlin (membre honoraire), à l’Orchestre symphonique de Chicago (chef émérite) et à l’Orchestre royal du Concertgebouw d’Amsterdam (chef honoraire). Depuis le début des années 2000, il dirige régulièrement l’Orchestre symphonique de Londres.

A l’occasion des 90 ans de Bernard Haitink ce lundi 4 mars, Radio Classique revient sur ce géant de la direction d’orchestre dès 20h30 dans « Les Variations de Francis Drésel », que prolongera le « Discoportrait » de 23h.