5 bonnes raisons d’aller rendre visite à Georges Dorignac au Musée de Montmartre

« Dorignac est mort. N’organisera-t-on pas une rétrospective Dorignac ? Ce serait une révélation pour beaucoup de gens qui n’ont pas su voir les œuvres de ce bel artiste ». Le Rapin, Comoedia, 1926
L’heure de la rétrospective est venue ! Georges Dorignac, Corps et âmes est au Musée de Montmartre jusqu’au 8 septembre. Radio Classique vous livre cinq bonnes raisons d’aller découvrir cette exposition qui met en lumière les chefs d’œuvre d’un artiste encore trop peu reconnu.

 

1. Le Musée de Montmartre : un musée à taille humaine en harmonie avec l’intériorité de l’artiste

Qu’il est rare de découvrir une telle adéquation entre l’atmosphère d’un musée et l’artiste qu’il représente ! L’œuvre de Dorignac se fond parfaitement dans les salles calmes et chaleureuses du musée, permettant au visiteur de se laisser toucher par la profondeur des œuvres.

 

2. Une diversité étonnante dans l’œuvre de Dorignac

La visite est ponctuée de surprises lorsque l’on passe d’une salle à l’autre de l’exposition ; évocation de l’impressionnisme de Renoir avec des scènes de vie familiale, touches primitives proche des fresques de Lascaux avec la touchante œuvre Combats de chèvres, profusion des détails anatomiques et précision presque sculpturale dans les « figures noires », puis décoration et art sacré. La variété des styles et des techniques de Dorignac assure une visite riche en découvertes !

 

3. Une puissance expressive unique

La singularité de l’artiste réside dans l’expressivité incomparable de ses œuvres, notamment dans ses « figures noires. » Travaillées au fusain, ces figures, majoritairement féminines, révèlent le mystère de la vie intérieure de l’être humain. Elles confirment le témoignage du milieu artistique de l’époque : Dorignac est obsédé par la quête du Beau et du Vrai.

 

4. La rétrospective Dorignac : une rencontre entre dessin et sculpture

« Dorignac sculpte ses dessins » disait Rodin. La précision anatomique des mains et la construction des corps dans les nus valident cette affirmation de l’auteur du Penseur.

 

5. Une reconnaissance trop tardive de l’œuvre de Dorignac

Le Musée de Montmartre rend hommage à cet artiste et contribue à lui restituer la place qu’il mérite dans l’Histoire de l’art moderne. Salué et reconnu par la critique de son époque – il va jusqu’à réaliser l’affiche du Salon d’automne de 1922 ! – il tombe dans l’oubli après sa mort.
Avec la découverte des 80 œuvres présentées en exclusivité par le musée, le public participe à la réhabilitation publique de Georges Dorignac !

 

Une exposition à découvrir jusqu’au 8 septembre au Musée de Montmartre, 12 rue Cortot, 75018 Paris.

Joséphine de Gouville

 

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