4 QUESTIONS À… LUCA PISARONI

On peut s'entendre avec son beau-père, et même chanter en duo avec lui ! Explications…

Un concert de voix graves intitulé " Ténors interdits " avec Thomas Hampson : quelle drôle d’idée !
Thomas Hampson est un artiste que j’admire profondément… et en plus c’est mon beau-père : ça aide ! Le public apprécie notre énergie et notre complicité en scène, ça marche du feu de Dieu. Nous alternons des duos comiques, tragiques, et glissons quelques pages françaises.
De quels autres chanteurs vous sentez-vous proche ?
De José Van Dam : il a tout chanté, de Rameau à Messiaen et à un niveau dont je n’ose même pas rêver. J’ai préparé Méphisto du Faust de Gounod avec lui : j’adore son incarnation du Diable, tout en ironie. J’ai aussi une passion pour Luciano Pavarotti : je pourrais vous chanter demain tout son répertoire !
Vous n’êtes pourtant pas précisément ténor…
Je l’étais à mes débuts, puis ma voix a évolué. Aujourd’hui j’alterne baryton et basse : dans Les Noces de Figaro, par exemple, je passe de Figaro au Comte sans problème, avec une préférence pour le second, qui est plus intéressant dramatiquement.
Abandonnerez-vous un jour Leporello pour Don Giovanni ?
Je connais Don Juan par cœur, je l’ai chanté même intégralement devant Vladimir Jurowski, mais je n’ose pas encore. Scéniquement, il faut trouver une puissance et un pouvoir de séduction qui m’échappent pour l’instant. Mon beau-père me dit pourtant que c’est le moment…
" Ténors interdits ", Paris, Théâtre du Châtelet, 5/06.