Une viole de gambe détruite sur un vol de la compagnie Alitalia

L’instrument datait du XVIIIe siècle

Les musiciens n’ont décidément pas la cote auprès du personnel des transports aériens : souvent surtaxés parce que jugés trop encombrants quand ils ne sont pas suspectés d’abriter des armes et autres marchandises de contrebande, les étuis pour instruments à cordes se voient au surplus manipuler avec négligence.
La violiste israélo-brésilienne Myrna Herzog, dernière en date à avoir les frais d’un tel laisser-aller, a retrouvé sa viole de gambe en morceaux à la suite d’un vol entre Rio de Janeiro et Rome desservi par la compagnie Alitalia. Selon le journal Le Parisien, l’instrument, fabriqué à Londres par Edward Lewin en 1685, a bénéficié d’une restauration en 2001 par John Topham et Yuval Adereth. Interpellé sur Facebook, Alitalia déclare « regretter ce qui s’est passé » ; mais l’indignation gronde sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ayant manifesté leur solidarité avec la musicienne.