Retrouvez Claire Chazal le mardi à 19h à partir du 12 février, dans "Le Journal d'Hélen, les années Jules et Jim", au Théâtre Montparnasse (31, rue de la Gaité, Paris 14e).
C’est en 1955 que François Truffaut, découvre par hasard le roman d’Henri-Pierre Roché « Jules et Jim ». C’est un véritable coup de foudre. Dès lors, il veut en faire un film. Sept ans plus tard, il le réalise. Le succès fut immédiat. Truffaut reçu de nombreuses lettres dont la plus importante, celle d’une très vielle dame, Helen Hessel, qui sous le nom de Kate avait été la véritable héroïne de Jules et Jim. « Oui, J’étais cette jeune fille qui a sauté dans la Seine par dépit, qui a épousé son cher Jules et qui a passé par des extases et les désastres d’un amour éperdu et perdu. Oui, elle a même tiré sur son Jim. Tout cela est vrai et vécu et même le pyjama blanc. Henri-Pierre Roché en a fait un roman fondé en partie sur mon journal intime. »
Je n'aurais jamais imaginé que Jules, Jim et Kathe, les héros de François Truffaut, aient pu avoir une existence réelle, tant le film m'était apparu romanesque, poétique et pour tout dire, incroyablement audacieux. Comment oublier la voix singulière, ambivalente, de Jeanne Moreau ? Or le trio transgressif a bel et bien vécu l'amour.
Cette femme, tout à la fois sensuelle et sentimentale, au profil autoritaire, s'appelait en fait Helen Hessel. Dans son journal, elle a un jour raconté sa vie, partagée entre deux hommes. Elle a écrit son attirance pour Pierre (Jim) et son attachement à Frantz (Jules), sa tendresse pour ses enfants mais aussi son envie irrépressible de céder au désir, à la vie tout simplement. Car Helen était une femme libre, émancipée avant toutes.
La guerre de 14, les années 20, le mariage, la vie à la campagne, l'ennui du couple, la rupture avec une famille qu'elle vient de construire, l'assouvissement de la passion charnelle, la tentation du suicide, Helen les décrit sans pudeur et sans indulgence.
Et c'est cette vérité là, si familière, si proche de nous, un siècle plus tard, que je tente de transmettre aujourd'hui.
L'indépendance comme une évidence, mais aussi comme une souffrance. L'impossibilité d'un amour à trois qui se résoud dans la douleur mais aussi dans la légèreté.
Claire Chazal
LOCATION : 01.43.22. 77.74 & Résathéâtre 0892.707.705 (0,34 €/mn) du lundi au samedi de 11h à 19h prix des places : 28€ et 18€
CONTACT PRESSE : Pierre CORDIER, assisté de Carole LEMASSON Tél : 01 43 26 20 22 ou 01 44 07 16 54 – Mobile : 06 60 20 82 77 ou 06 13 20 83 34 – pcpresse@noos.fr