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avril 2016 - par Philippe Venturini - Article paru dans le N°181 de Classica


De format parallélépipédique, ce modèle arbore en façade une touche de mise sous tension, un sélecteur de source accompagné d'une série de quatre diodes lumineuses rouges indiquant automatiquement la fréquence d'échantillonnage (de 44,1 kHz à 192 kHz) ainsi qu'une série de trois filtres passe-bas. Ces derniers qui n'agissent que " sur les fréquences élevées ", comme l'indique la notice, n'ont d'autre but que d'adapter sensiblement la restitution sonore au goût de l'auditeur. Cet appareil utilise une paire de convertisseurs Wolfson de l'Isis Valve, et un imposant transformateur toroïdal logés dans un assemblage d'acier et d'aluminium. Désormais paré du suffixe R, ce convertisseur dispose d'une télécommande et d'une entrée USB qui peut atteindre le 192 kHz d'échantillonnage.

Écoute

On apprécie d'emblée la fluidité du début musical, la lisibilité de la polyphonie et l'équilibre des registres. Même s'il reste dynamique et rapide sur toute l'étendue du spectre, le Rega ne confond jamais les coups d'archet vigoureux (un quatuor de Bartók par exemple) avec des coups de cravache: le son ne s'amenuise pas au fur et à mesure que sa tessiture monte. Le clavecin n'a donc pas un son de boîte à clous et le violon n'est pas tendu de fils barbelés. Si certains modèles sculptent les instruments dans un haut-médium un peu plus dense, le Rega sait toujours modeler le son avec souplesse et dextérité. Le grave se montre ainsi très bien articulé et il évite d'égarer la main gauche du pianiste dans le brouillard du jeu de pédale.

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