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Moon Neo 280D


avril 2016 - par Philippe Venturini


La prolifération de la technologie numérique — du téléviseur à l'ordinateur en passant par le baladeur — rend le convertisseur sinon indispensable du moins préférable. Il permet, en effet, de profiter au mieux du son de ces appareils.

Bel objet, d'un encombrement semblable à celui d'un amplificateur ou d'un lecteur de CD, cet appareil arbore quelques petites touches métalliques destinées à la navigation sur le panneau de diodes rouges signalant la source et la fréquence choisies. À l'arrière, le 280D aligne les entrées : deux coaxiales, deux optiques, une USB, une AES/ EBU sans oublier le Bluetooth. Des prises RCA et XLR se chargent de la sortie analogique. On remarque également un port pour câble Ethernet et une antenne pour le wi-fi, accessibles en option par le module MiND qui inclut le serveur Tidal (500 u) et ajoute une interface visuelle facilitant la circulation dans la bibliothèque musicale. Le système SimLink permet de relier plusieurs appareils du constructeur canadien et de les piloter à partir d'une seule télécommande. Ce convertisseur peut traiter des signaux en DSD 64, 128 et 256 (la très haute définition) via le port USB.


Écoute

La suprématie du Moon ne s'exprime pas par des basses plus puissantes ni des aigus plus scintillants que ceux de ses concurrents mais par une façon saisissante de donner à la musique du relief et du souffle : comme si une image en deux dimensions intégrait la troisième.
Cet appareil creuse en effet l'espace en profondeur et installe alors les musiciens dans les salles qui paraissent plus vastes, plus hautes de plafond, susceptibles de laisser le son se déployer plus librement. Aussi l'ambiance sonore varie-t-elle totalement d'un enregistrement à l'autre parce que le convertisseur n'apporte aucune coloration. En revanche, il valorise les timbres avec un goût exemplaire, se gardant bien de hérisser les cordes en boyau de quelques pointes métalliques ou de durcir le feutre des marteaux du piano. Jamais la musique ne paraît en effet crispée ou privée de sève mais au contraire riche (la densité du grave) et délicate (la subtilité d'un vibrato).

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